La livre faible fait les affaires de Vodafone
Si la conjoncture reste difficile, les groupes britanniques peuvent compter sur la faiblesse de la livre pour soutenir leur chiffre d’affaires. Surtout lorsqu’ils réalisent, comme Vodafone, plus de 85% de leur activité hors Royaume-Uni.
Sur le dernier trimestre (à fin décembre), l’opérateur a affiché une croissance de 14,3% (10,47 milliards de livres). Or sur ce total, les effets de change ont apporté 12,8 points. Ajoutés à des effets de périmètre positifs à hauteur de 2,5 points, ils permettent en tout cas de faire passer au second plan une performance organique négative (-1%).
Mieux encore, «bien que la tendance sous-jacente soit inchangée, le groupe a révisé ses objectifs pour l’exercice à fin mars afin de refléter ces évolutions sur les changes», précise le communiqué. Un relèvement qui profitera tant aux revenus qu’aux cash-flows (voir tableau). Les nouvelles attentes sont basées sur des taux de 1,20 pour la livre/euro et de 1,72 pour la livre/dollar contre 1,26 et 1,80 auparavant.
Ceci étant, la médaille a son revers. «La dette nette s’est accrue depuis le 30 septembre en raison des effets de change sur la dette non libellée en livre», précise le groupe dont la ventilation de la dette reflète son profil d’activité. En appliquant les taux en vigueur fin janvier (1,13 euro et 1,45 dollar), sa dette passerait de 27,8 milliards de livres à 33,5 milliards. De quoi tendre une situation financière qui pourrait selon certains également faire les frais d’ajustements sur les survaleurs (lire page 7). Pour mémoire, Vodafone est le groupe européen qui a le plus de survaleurs à son bilan avec l’équivalent de 52,5 milliards d’euros.
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