La joute financière se poursuit entre Eurofins et Muddy Waters
Eurofins répond à la deuxième salve de Muddy Waters. Après ses attaques initiales du 24 juin, le fonds activiste a réitéré ses accusations mettant en cause la fiabilité des comptes du laboratoire de bioanalyse dans un rapport publié le 3 juillet.
Le groupe, qui avait fourni des éléments détaillés pour se défendre quelques heures plus tôt, a publié une nouvelle réponse ce vendredi 5 juillet. Il juge toujours que les informations de «Muddy Waters sont soit inexactes, soit non pertinentes, soit partiales et/ou trompeuses». Eurofins dément notamment mettre en place une politique d’affacturage et indique que, contrairement à ce qu’affirme l’activiste, ses équipes en charge des activités de consolidation sont basées en France depuis 1997 et non en Inde.
Nouvel audit
L’entreprise confirme également ses positions de trésorerie, rappelant qu’elles ont été auditées par Deloitte et annonce également avoir demandé, sur la suggestion «de plusieurs de ses actionnaires institutionnels de long terme», à Ernst & Young de réaliser un audit indépendant complémentaire sur ce sujet.
A lire aussi : Eurofins réfute les accusations de Muddy Waters
Eurofins s’est par ailleurs dit prêt à fournir aux régulateurs «toute l’assistance nécessaire pour enquêter sur une éventuelle manipulation du marché des titres d’Eurofins par Muddy Waters, et par des parties agissant potentiellement de concert avec le fonds, qui auraient pu leur permettre de tirer profit de la perturbation des marchés financiers qu’ils ont causée».
En réaction à cette nouvelle défense, l’action Eurofins rebondissait de 5% vendredi en début de matinée. Elle ne perd désormais plus que 9% depuis le 21 juin dernier après avoir chuté de plus de 16% le 24 juin dans la foulée de la publication du premier rapport de Muddy Waters.
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