La famille Dmitrieff prend le contrôle de CNIM et va lancer une OPA
Soluni, holding de la famille Dmitrieff, s’apprête à lancer une offre publique d’achat simplifiée (OPAS) sur Constructions Industrielles de la Méditerranée (CNIM). Soluni, qui représente l’une des familles fondatrices de CNIM et qui en est le premier actionnaire avec 27,40% du capital et 29,87% des droits de vote, vient en effet d’annoncer son intention de racheter les participations des deux autres principaux actionnaires. La Compagnie nationale de navigation (CNN) et Martin GmbH, qui souhaitaient céder leur participation de respectivement 18,69% et 10,25% du capital, viennent de s’engager irrévocablement à vendre l’intégralité de leurs actions au prix unitaire de 110 euros coupon 2013 attaché, ou de 105 euros coupon détaché. Le dividende de 5 euros doit être versé à partir d’aujourd’hui. Hier, le cours de l’action CNIM a fini en hausse de 1,69% à 108,81 euros, soit une progression de près de 42% en un an. Le groupe est ainsi valorisé 330 millions d’euros en Bourse.
A l’issue de cette opération, Soluni détiendra plus de 56% du capital de CNIM et se voit donc dans l’obligation de déposer un projet d’offre publique au même prix que celui proposé à CNN et Martin GmbH. Pour l’heure, l’AMF n’a pas encore précisé le calendrier de l’opération. Le conseil de surveillance de CNIM, présidé par Vsevolod Dmitrieff, se réunit aujourd’hui et devrait se prononcer en faveur de l’opération. Soluni a simplement d’ores et déjà précisé qu’il n’envisageait pas de demander le retrait obligatoire de CNIM à l’issue de l’offre. Le reste du capital est détenu par la famille Herlicq à hauteur de 10,32%, tandis que le flottant est proche de 25%.
L’an dernier, CNIM a dégagé un chiffre d’affaires de 782 millions d’euros, en hausse de 8%, pour un résultat opérationnel de 42 millions, réalisé quasi exclusivement par sa branche environnement, soit une marge opérationnelle de 5,4%, contre 3,6% en 2012. Le résultat net a rebondi de 50% à 30 millions d’euros. Fin 2013, le carnet de commandes dépassait 1,1 milliard d’euros, soit 17 mois de chiffre d’affaires et permet au groupe d’anticiper «un bon niveau d’activité» en 2014. Au premier trimestre, le chiffre d’affaires a crû de 11% à 165 millions d’euros.
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