La division automobile de PSA retrouve la rentabilité opérationnelle
Première victoire pour Carlos Tavares, président du directoire de PSA Peugeot Citroën, quelques mois après avoir repris les rênes du groupe. Au premier semestre, le constructeur est redevenu bénéficiaire, dégageant un résultat opérationnel courant (ROC) de 477 millions d’euros, bien au-dessus des attentes des analystes, contre une perte de 100 millions un an plus tôt, entraînant un rebond de 6,04% du titre à 11,235 euros.
La seule division automobile (67% du chiffre d’affaires) est même revenue en territoire positif après trois années de perte. Elle affiche un ROC de 7 millions, contre 538 millions de pertes au premier semestre 2013. Le groupe explique cette performance par un effet mix produit et prix positif (avec notamment le succès des Peugeot 308 et 2008 et le lancement de la marque DS), par sa politique de pricing power, et par la poursuite de réduction des coûts. «Nous observons les premiers effets de notre plan ‘Back in the Race’, s’est félicité Jean-Baptiste de Chatillon, directeur financier de PSA. Le redressement du groupe vient bien de la division automobile». En revanche, le constructeur affiche encore une perte nette de 42 millions d’euros fin juin (contre -433 millions un an plus tôt).
En outre, le groupe renoue avec un niveau élevé de cash flow libre opérationnel à 1,7 milliard d’euros, contre 203 millions un an plus tôt. En 2012 le groupe brûlait plus de 200 millions d’euros par mois. Une amélioration permise en partie par la réduction des stocks automobiles. Ils devraient peser moins de 3,8 milliards d’euros cette année contre 4,5 milliards en 2013.
PSA vise toujours un cash flow libre opérationnel récurrent positif au plus tard en 2016 (contre -426 millions en 2013) et compte dégager plus de 2 milliards d’euros en cumul sur 2016-2018. La division automobile doit atteindre une marge opérationnelle de 2% en 2018, puis de 5% en 2023.
En attendant, le constructeur prévient que «des risques perdurent au second semestre, avec notamment des incertitudes sur les pays émergents,[…] la faible reprise du marché en France et les risques accrus d’approvisionnement de nos usines». D’ailleurs, «dans le contexte actuel de volatilité des marchés, il ne serait pas sage de fixer un objectif pour 2014», a précisé Carlos Tavares, rappelant que les chiffres du premier semestre ne sont pas extrapolables sur le reste de l’année en raison de la saisonnalité de l’activité.
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