La décision de Twitter sur Donald Trump inquiète la Bourse
L’action Twitter subit lundi les conséquences de l’annonce, vendredi, par le réseau social de la suspension pour une durée indéterminée du compte du président américain, Donald Trump. Cotée à la Bourse de Francfort, et en attendant l’ouverture du Nasdaq, l’action chute de 6,2% à 13 heures. Egalement coté à Francfort, Facebook, propriétaire également d’Instragram, perd un peu plus de 1%.
Pour les investisseurs, la décision de Twitter avive le débat sur un possible durcissement des réseaux sociaux et des plateformes internet aux Etats-Unis. Des voix se sont élevées, y compris dans le camp démocrate, contre une possible atteinte à la liberté d’expression.
« Nous comprenons le désir de suspendre (le président), mais tout le monde devrait s’inquiéter quand ces entreprises ont le pouvoir de retirer des personnes de leurs plateformes qui sont devenues indispensables à l’expression de milliards d’individus », a également commenté Kate Ruane de l’association de défense des droits civiques (ACLU).
Jeudi, Facebook et d’autres services comme Snapchat ou Twitch ont aussi suspendu le profil du locataire de la Maison Blanche pour une durée indéterminée.
88 millions d’abonnés
Mais la décision de Twitter est plus forte, Donald Trump ayant fait du fil au petit oiseau bleu son principal outil de communication. @realDonaldTrump était suivi par plus de 88 millions de personnes. Donald Trump est le premier chef d’Etat à se voir ainsi banni du réseau social.
Twitter a expliqué avoir pris cette décision en raison d’un « risque d’une nouvelle incitation à la violence » à la suite de l’assaut sur le Capitole à Washington lancé par des partisans du président.
« Nous ne serons pas réduits au silence », a protesté l’intéressé via le compte officiel POTUS (Président des Etats-Unis), à l’attention des « 75 millions de patriotes » qui ont voté pour lui.
Il a évoqué des représailles contre le réseau qui « interdit la liberté d’expression » et le possible lancement de sa propre plateforme dans un futur proche, à travers une série de messages immédiatement retirés par Twitter.
Plus d'articles du même thème
-
La cour d'appel ouvre la voie à un nouvel épisode du feuilleton Vivendi-Bolloré
La cour d’appel de Paris, cour de renvoi, a apporté la même réponse que l’Autorité des marchés financiers en novembre 2024 au dossier Vivendi-Bolloré, se bornant à une stricte lecture des textes, sans se prononcer sur les possibles lectures du contrôle de fait ouvertes par la Cour de cassation. -
La cour d’appel estime à son tour que Bolloré ne contrôle pas Vivendi
Dans sa décision du 8 juillet 2026, la cour d’appel de Paris a suivi la Cour de cassation en estimant que Vincent Bolloré et Bolloré SE ne contrôlaient pas Vivendi et n'avaient pas à lancer une offre de rachat des minoritaires. -
Les coupes dans les effectifs de Xbox illustrent les difficultés du jeu vidéo
Les revenus de la division jeux vidéo de Microsoft ont chuté et son service d'abonnement à la Netflix déçoit, souligne sa nouvelle dirigeante, Asha Sharma, dans un memo tranchant, rendu public lundi. Elle va licencier 20% de ses effectifs.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- Le Crédit Agricole a injecté au total plus d’un milliard d’euros dans BforBank
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- BNP Paribas et Caceis veulent sortir du métier des services aux émetteurs
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Séjourner à la croisée des chemins en Corse
Des aiguilles de Bavella au Sud, au Cap Corse, à la pointe Nord de l’Ile de Beauté, voici cinq bons plans pour séjourner dans des hôtels d’exception qui vous invitent à parcourir les sentiers emblématiques ou confidentiels qui les entourent. -
Casse-têtePartenaires sociaux : un réservoir d'idées encore inexploité sur le financement du modèle social
Pourtant experts sur la question, syndicats et patronat peinent à se retrouver pour caler un vrai débat sur le financement du modèle social avant l’élection présidentielle -
DilemmesPrésidentielle : qui osera réformer le modèle social ?
Le modèle social français est une bombe à retardement. Qui sera prêt à la désamorcer ? Les candidats pour 2027 se font encore timides sur les grandes décisions à prendre sur la dépense et la nature du financement