La convergence des comportements de paiement en Europe se fait toujours attendre
Alors qu’un quart des défaillances est lié à des retards de paiement, l’évolution du comportement des entreprises européennes témoigne d’une légère amélioration dans ce domaine l’an dernier. Le bilan 2011 du cabinet Altares constate en effet «des retards de paiement réduits d’une demi-journée à 13,5 jours en moyenne annuelle dans la région», même si la tendance est à la quasi-stabilité entre le troisième et le quatrième trimestre (de 13,4 à 13,3 jours). Il reste encore un peu de chemin à parcourir pour retrouver le niveau de 12,5 jours qui prévalait en 2006-2007.
La proportion d’entreprises européennes ayant réglé leurs factures dans les délais contractuels a atteint 41,5% au cours du dernier trimestre 2011 contre 41,1% au troisième trimestre et 40,4% durant le quatrième trimestre 2010. Les retards de plus de 30 jours, au-delà desquels la poursuite de l’activité d’une entreprise est compromise, sont de 8,2% fin 2011 contre 8,9% un an plus tôt.
Mais de larges disparités subsistent entre les pays les plus vertueux comme l’Allemagne et les Pays-Bas, où les retards sont d’environ 8 jours, et le Portugal ou l’Espagne avec respectivement 27,1 et 22 jours à fin 2001. Le Royaume-Uni affiche une bonne performance sur un an avec un gain de 2 jours à 15,7 jours en fin d’année. La Belgique est passée sous les 12 jours au dernier trimestre, coiffant au poteau la France où les retards sont stables à 12,1 jours. Mais les retards de paiement de plus de 30 jours restent faibles dans l’Hexagone (5,9%) à l’image de la situation allemande (4,5%) ou néerlandaise (3,4%).
L’ensemble des secteurs d’activité ont bénéficié à des degrés divers de cette détente des retards de paiement, à l’exception de celui des transports qui demeure avec l’immobilier le secteur où les délais sont les plus longs. «Un transporteur européen sur trois (33,1 %) respecte les dates d’échéances de paiement. Ce taux était de 34,6 % il y a un an et 36,2 % en été 2010. Pour près d’un transporteur sur dix, les retards de paiement dépassent même les 30 jours», souligne l’étude. Compte tenu de conditions d’octroi du crédit plus difficiles en Europe au dernier trimestre 2011, «la pression sur les paiements interentreprises est attendue plus forte sur 2012», relève Thierry Million, responsable des analyses Altares.
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