La concentration des énergéticiens franchit une nouvelle étape outre-Manche
SSE et Npower ont reçu l’autorisation provisoire de fusionner leur activité de fourniture d’énergie aux particuliers.
Publié le
Yves-Marc Le Réour
Avec 11,5 millions de foyers, la nouvelle entité deviendrait le premier fournisseur électrique outre-Manche.
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Annoncé en novembre 2017, le rapprochement outre-Manche de la fourniture d’énergie aux particuliers de SSE (Scottish & Southern Energy) et de Npower, filiale de l’allemand Innogy, a de fortes chances d’aboutir. Après l’ouverture d’une enquête, en mai, l’Autorité britannique de la concurrence (CMA) a décidé hier d’«autoriser à titre provisoire l’opération, SSE et Npower [n’étant] pas en concurrence directe sur les prix variables standards (SVT)», les plus répandus pour les ménages britanniques.
«Avec plus de 70 fournisseurs, les particuliers ont l’embarras du choix quand ils comparent les prix», souligne Anne Lambert, qui préside la commission d’enquête. Le marché britannique est dominé par six grands intervenants confrontés à un environnement difficile. British Gas (groupe Centrica) arrive en tête avec 20% des parts de marché dans la distribution d’électricité, devant SSE (14%), l’allemand E.ON (13%), le français EDF Energy (11%), Scottish Power (contrôlé par l’espagnol Iberdrola, 10%) et Npower (9%), selon les chiffres de juillet de l’Ofgem, le régulateur sectoriel.
La CMA, qui a ouvert une consultation jusqu’au 20 septembre, prendra une décision finale sur la fusion au plus tard le 22 octobre. «Nous restons confiants dans le fait que la création et la cotation de la nouvelle société puissent être menées à bien d’ici à fin mars 2019», déclare Alistair Phillips-Davies, directeur général de SSE. Innogy détiendra 34,4% de cette société, qui sera cotée sur le LSE. SSE, propriétaire des 65,6% restants, vendra sa part à ses actionnaires.
En s’adressant à 11,5 millions de foyers, la nouvelle entité deviendrait le premier fournisseur électrique outre-Manche, avec une part de marché de 23%. Dans le gaz, cette part atteindrait 19% et le groupe fusionné serait deuxième, derrière British Gas (24%). Depuis début 2018, l’augmentation des prix de gros a incité les grands fournisseurs d’énergie du pays à relever leurs prix de détail, mais ces derniers seront plafonnés par l’Ofgem, qui apportera le mois prochain des précisions à ce sujet.
Ce contexte devrait favoriser la poursuite de la consolidation du secteur. RWE, société mère d’Innogy, est par ailleurs en train de réaliser en Europe une vaste opération d’échange d’actifs avec son concurrent E.ON, l’impact incertain de cette transaction n’ayant pas été pris en compte par la CMA.
Cette dégradation de la balance commerciale résulte de l’achat d’hydrocarbures à des prix plus élevés, qui n’est pas compensé par l’augmentation des exportations d’électricité ou de produits raffinés.
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