La Commission européenne approuve deux traitements de Sanofi
Le groupe pharmaceutique Sanofi a annoncé mardi que la Commission européenne avait approuvé ses médicaments Nexviadyme, pour lutter contre la maladie de Pompe, et Xenpozyme, comme première enzymothérapie substitutive indiquée pour le traitement des manifestations non neurologiques du déficit en sphingomyélinase acide.
«La Commission européenne a délivré une autorisation de mise sur le marché à Nexviadyme, une enzymothérapie substitutive pour le traitement au long cours des formes tardive et infantile de la maladie de Pompe, une maladie musculaire rare, évolutive et invalidante», a indiqué Sanofi dans un communiqué.
La maladie de Pompe peut se présenter sous deux formes : la forme infantile, la plus grave qui apparaît très tôt dans l’enfance, et la forme tardive qui cause des atteintes progressives aux muscles. Sans traitement spécifique, la forme infantile de la maladie évolue par exemple vers une insuffisance cardiaque et le décès avant l'âge de deux ans.
Nexviadyme est déjà approuvé dans plusieurs pays pour le traitement de certaines catégories de patients atteints de la maladie de Pompe, dont les pays de l’Union européenne, les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la Suisse, l’Australie, le Brésil, Taïwan et les Émirats arabes unis.
Dans un communiqué séparé, Sanofi a indiqué que Bruxelles avait approuvé Xenpozyme, «la première et la seule enzymothérapie substitutive indiquée pour le traitement des manifestations non neurologiques du déficit en sphingomyélinase acide chez l’enfant et l’adulte présentant un déficit en sphingomyélinase acide de type A/B ou de type B».
Le déficit en sphingomyélinase acide est une maladie génétique évolutive extrêmement rare qui s’accompagne d’une morbidité et d’une mortalité considérables, car pouvant se traduire par une augmentation du volume de la rate ou du foie, des difficultés respiratoires, des infections pulmonaires, des ecchymoses ou saignements inhabituels.
En mars dernier, Xenpozyme a été approuvé au Japon dans le cadre du programme Sakigake, marquant la première approbation de la molécule olipudase alpha dans le monde. Aux Etats-Unis, où l’olipudase alpha a obtenu la désignation de «médicament innovant» («Breakthrough Therapy»), l’examen de la demande de licence de produit biologique («Biologics License Application») relative à cette molécule par la Food and Drug Administration (FDA), l’autorité sanitaire américaine, est en cours. La décision de la FDA est attendue en octobre prochain.
Plus d'articles du même thème
-
Les biotechs tricolores plaident pour accélérer l’innovation en santé en France
France Biotech dévoile ses propositions pour créer davantage de valeur en France : accélérer le passage de la recherche fondamentale à la recherche appliquée, renforcer l’accompagnement des acteurs de la Healthtech, et sécuriser l’accès des patients français aux innovations. -
La nouvelle direction de Sanofi va devoir sortir du marasme la R&D du groupe
Les catalyseurs à court terme sont rares pour le groupe qui n'arrive pas à relancer sa recherche et développement. Sanofi doit rapidement trouver un relais à son blockbuster, le Dupixent, dont le brevet tombe en 2031. -
Vetoquinol et Virbac bondissent en Bourse sur des perspectives favorables
Vetoquinol a publié des comptes semestriels meilleurs que prévu. Son action en profite et entraîne celle de Virbac dans son sillage.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
Contenu de nos partenaires
-
Choc d'offresFiscalité sur les transmissions : le grand chamboulement proposé par les notaires
Faire de la fiscalité un levier économique. C'est l'idée forte qui sera défendue par les notaires de France lors de leur prochain congrès début octobre -
Plus le choixLa réduction du déficit suspendue à 6 milliards d'économies sur les retraites
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a soumis des propositions à l'arbitrage du Premier ministre qui devrait trancher ce week-end. Pour contenir le déficit à 5 %, juste en dessous de 5,1 % atteint en 2025, il faut soit désindexer totalement les pensions, soit supprimer l'abattement de 10 % sur leur revenu dont bénéficient les retraités -
SouverainetéMarchés publics : « La préférence européenne est une expression taboue »
La réforme portée par Stéphane Séjourné apporte d'importantes avancées, estime l'économiste Sarah Guillou, qui identifie d'autres leviers à mobiliser pour améliorer la compétitivité de l'industrie européenne.