La CDC vient au soutien de Valeo
La Caisse des dépôts (CDC) détient plus de 5% du capital et plus de 6% des droits de vote de Valeo, a annoncé l’Autorité des marchés financiers (AMF) aujourd’hui après avoir reçu deux déclarations de franchissement de seuil de l’établissement public français.
L’opération, réalisée par l’intermédiaire de Bpifrance Participations, a été réalisée en deux temps : le 21 mars, la CDC détenait plus de 9,56 millions d’actions de l’équipementier automobile, soit 3,98% du capital et 5,12% des droits de vote ; le 26 mars, elle détenait plus de 12,3 millions de titres, soit 5,12% du capital et 6,23% des droits de vote. L’AMF précise que «ces franchissements de seuils sont le résultat d’acquisitions d’actions Valeo sur le marché».
Contacté par L’Agefi, Bpifrance donne peu d’explication. L’opération « s’inscrit dans la volonté de Bpifrance d’investir dans des sociétés françaises présentant un fort potentiel de croissance », indique la banque publique. La CDC n’a souhaité faire aucun commentaire, renvoyant à Bpifrance.
Ce n’est pas la première fois que l’Etat français est actionnaire de Valeo : alors que l’équipementier était menacé par le hedge funds Pardus, qui poussait au recentrage du groupe, entre 2007 et 2011, le Fonds stratégique d’investissement était monté à son capital.
Hier, le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, a indiqué que l’institution avait la capacité de riposter face à une éventuelle offensive de fonds activistes sur des entreprises françaises jugées stratégiques. « Nous avons un peu moins de deux milliards d’euros de liquidités qui nous permettent d’intervenir sur telle ou telle situation », a-t-il notamment déclaré.
L’actionnariat de Valeo est particulièrement éclaté, sans actionnaire de référence. Le premier actionnaire est Harris Associates, qui détenait au 30 mars 2018 6,4% du capital du groupe. Ce dernier est en outre fortement « shorté » par les fonds spécialisés dans la vente à découvert.
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