La baisse des délais de paiement est limitée par la conjoncture
Réalisé deux fois par an auprès de 3.900 entreprises réparties dans 22 pays, le dernier baromètre Atradius des pratiques de paiement montre que les retards de paiement découlant de la crise ont affecté par le biais des échanges des pays épargnés par la récession comme la Chine.
Le volet de l’enquête concernant la France fait état au premier semestre d’une durée moyenne de règlement de 31 jours sur le marché domestique et de 35 jours pour les clients étrangers. Dans le premier cas, on constate une amélioration notable (baisse de 4 jours) par rapport à l’enquête précédente due aux effets de la loi de modernisation de l’économie, alors que la durée moyenne de règlement sur les marchés étrangers s’est détériorée de 2 jours.
La dégradation de la conjoncture combinée à l’application de Bâle II par les banques a néanmoins entraîné un resserrement des conditions de crédit, obligeant les entreprises à rallonger leurs délais de paiement pour éviter des problèmes de trésorerie.
La moitié des entreprises françaises de l’échantillon ont ainsi été confrontées à un report de date d’échéance de certains clients durant les six derniers mois et 44% d’entre elles ont subi un paiement différé sans leur accord préalable; elles semblent cependant moins touchées par cette pratique que dans les autres pays sur lesquels porte l’enquête (voir graphique).
La durée moyenne du crédit clients s’élevait à 39 jours au premier semestre en France contre 43 jours en Europe et 46 jours dans le reste du monde; cette moyenne reflète cependant des situations disparates puisque cette durée va de 27 en Allemagne, pays le plus vertueux, à 83 jours en Italie.
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