Inside Secure va rouvrir le marché parisien des introductions en bourse
Si tout se passe bien, Inside Secure devrait être la première société de l’année à rejoindre la cote d’Euronext Paris. La société spécialisée dans les puces électroniques dites «sans contact» (NFC), utilisées notamment pour le paiement, tient ce matin la réunion de présentation qui lance formellement le processus. L’opération est dirigée par BNP Paribas et par Jefferies. Le montant du placement visé s’élève entre 80 et 100 millions d’euros, essentiellement par création de nouvelles actions, ce qui porterait la valorisation de la société entre 400 et 500 millions d’euros, ont indiqué à L’Agefi plusieurs sources. La cotation devrait intervenir avant l’été.
Créée en 1995 par un ancien ingénieur de Gemplus, l’inventeur de la carte à puce, la société qui se faisait appeler il y a encore quelques mois Inside Contactless est devenue l’un des spécialistes mondiaux des puces « sans contact », au coude à coude avec NXP (ex-Philips Semiconductors). Elle détient par exemple 70% du marché américain où elle a déjà fourni aux grandes banques du pays plus de 100 millions de puces. Elle a réalisée en 2010 un chiffre d’affaires de 160 millions de dollars. La levée de fonds doit lui permettre de financer son développement sur de nouveaux marchés, géographiques ou applicatifs. Insérées dans un téléphonie mobile, ces puces «sans contact» devraient en effet permettre le déploiement de services de paiement mobile ou de marketing. Selon le cabinet iSuppli, 550 millions de téléphones mobiles seront compatibles NFC dès 2015 dans le monde. Selon IMS Research, 2,65 milliards de cartes bancaires « sans contact » pourraient être livrées en 2015.
Inside Secure a été épaulée depuis sa création par des fonds de capital risque (Sofinnova, Vertex, Gimv…), par des industriels des télécoms ou des semi-conducteurs (Nokia, Samsung, Qualcomm, Motorola…) et par Visa. En mai 2010, le Fonds stratégique d’investissement a injecté 7,5 millions d’euros au capital de la société pour l’aider à financer le rachat de certains actifs de l’américain Atmel. Sofinnova et Gimv avaient également participé à ce nouveau tour de table d’un montant cumulé de 45 millions d’euros.
En cas de réussite, l’opération pourrait rouvrir le marché français des IPO sur Euronext. Alors que la mise en bourse en janvier d’Aperam n’était en fait que le fruit de la scission d’ArcelorMittal, la dernière opération avec levée de fonds remonte à octobre 2010 avec la société médicale Stentys.
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