Imerys rêve de conquête dans les émergents pour confirmer sa dynamique
Imerys affiche ses ambitions. Le spécialiste des minéraux industriels et matériaux de construction a annoncé hier un résultat courant net pour le premier trimestre 2011 en progression de 57% sur un an, à 71,7 millions d’euros. Une performance soutenue par la hausse de 13,7% du chiffre d’affaires en organique à 882,7 millions d’euros, «avec une composante prix agréablement positive de 3,5%, en accélération par rapport au rythme enregistré en 2010», précise CM-CIC. La marge d’Ebitda s’améliore de 190 points de base à 13,2%. Et CM-CIC d’anticiper une marge de 13,6% sur l’ensemble de l’exercice 2011.
L’activité a été tirée par le rebond de 29% des mises en chantier de logements sur le marché français, qui pèse 18% des revenus d’Imerys. Aurel BGC estime que «même si le premier trimestre reste peu significatif et ne peut être extrapolé dans les activités de construction, ces tendances pourraient se poursuivre après la hausse des permis de construire de 18% sur les 12 derniers mois.»
Lors d’un entretien téléphonique, le directeur financier, Michel Delville, s’est dit «déçu» des performances du marché américain où l’activité n’a progressé que de 7% sur le trimestre. Alors que l’activité du groupe devrait être marginalement affectée par les événements du Japon où Imerys réalise moins de 5% de son chiffre d’affaires, Imerys mise sur l’effet démographique en France et sur le dynamisme des pays émergents pour soutenir l’activité.
Michel Delville précise que le groupe reste à l’affût de nouvelles acquisitions, notamment au Brésil, où il a déjà acquis Para Pigmento, mais également en Chine, en Inde ou en Asie du Sud-Est.
Fort d’une croissance de son chiffre d’affaires de 27% dans les pays émergents au premier trimestre et de ressources disponibles d’environ un milliard d’euros pour une capitalisation de près de 4 milliards, le groupe négocie avec Rio Tinto le rachat de Talc de Luzenac, disposant de réserves minières en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, pour une valeur estimée de 340 millions de dollars, soit 230 millions d’euros.
Le groupe tenait également hier son assemblée générale, à l’issue de laquelle la nomination au poste de PDG de Gilles Michel, ex-directeur général du Fonds stratégique d’investissement, a été avalisée. Le dirigeant remplace Gérard Buffière.
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