Hertz se relance dans la course au rachat de son rival américain Dollar Thrifty
A la surprise générale, Hertz n’a pas dit son dernier mot pour Dollar Thrifty. Le loueur a présenté hier une contre-offre mixte de 2,2 milliards de dollars. A 57,60 dollars en numéraire et 0,8546 action Hertz par titre Dollar Thrifty, soit un total de 72 dollars, elle inclut, selon l’acquéreur, une prime de 18% par rapport au cours moyen des 60 derniers jours.
Repoussé par les actionnaires en septembre dernier, avec une offre de 1,44 milliard de dollars, Hertz a décidé de revenir à la charge. Objectif: tenter de prendre de court Avis, dont l’offre de 1,67 milliard de dollars (au cours de clôture de vendredi), semble susciter une certaine hésitation chez le régulateur.
«Avis Budget a été incapable de fournir un remède antitrust viable, malgré une année de discussions avec la Federal Trade Commission (l’autorité américaine compétente, ndlr) et aucun débouché en vue», a déploré le PDG d’Hertz, Mark Frissora. «Nous avons pensé que le timing était le bon pour nous relancer», a-t-il ajouté, minimisant de récentes déclarations où il avait indiqué se désintéresser du dossier.
Conseillé par Barclays Capital, Lazard, Bank of America Merrill Lynch et Deutsche Bank Securities, Hertz assure disposer de meilleurs atouts que son rival. Son offre n’est soumise à aucune condition de financement et offre de la «certitude» aux actionnaires de Dollar Thrifty. Le groupe estime en effet pouvoir obtenir sans encombres l’aval de la FTC, au vu de sa focalisation sur le segment haut de gamme, alors que Dollar Thrifty se concentre sur le «low cost». Il a par ailleurs fait part de son intention de se délester de sa filiale Advantage.
Les autorités de régulation font preuve d’une grande vigilance, les quatre premiers acteurs (Enterprise Rent-A-Car, Hertz, Avis et Dollar Thrifty) s’accaparant 81% du chiffre d’affaires du secteur aux Etats-Unis, selon le cabinet IbisWorld. Alors qu’Avis et Hertz s’écharpent depuis plus d’un an pour le contrôle de Dollar Thrifty, les hostilités pourraient se poursuivre. C’est en tout cas ce que semblent penser les investisseurs. L’action Dollar Thrifty a clôturé hier sur le Nyse en hausse de 13,49% à 79,09 dollars, un niveau largement supérieur à la proposition d’Hertz. Sur les six derniers mois, l’action a gagné près de 65%.
Plus d'articles du même thème
-
Agicap dévoile sa recette pour débrider l’adoption de l’IA par les entreprises
La plateforme de gestion de trésorerie entend connecter plus naturellement la direction financière au reste de l’entreprise. -
Les femmes se font une place dans l’immobilier… sous le plafond de verre
Si elles représentent plus de la moitié des collaborateurs du secteur immobilier, les femmes sont encore largement sous-représentées au plus haut niveau de direction. -
Indosuez Wealth Management créé une nouvelle direction dédiée aux clients les plus fortunés
Gonzague de La Rochethulon devient directeur du développement des segments ultra high net worth (UHNW) et high net worth (HNW).
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Cryptomonnaies, bibles, chaussures… Découvrez les principales sources de revenus de Donald Trump en 2025
D’après son rapport annuel des finances personnelles, l’augmentation de la fortune du président américain Donald Trump repose principalement sur ses revenus tirés de ses actifs numériques et cryptomonnaies -
TribuneLe progrès n'a de sens que s'il sert l'humain - par Philippe Palazzi
Face à l’emballement technologique porté par l’IA, l’innovation doit d’abord renforcer le lien social au cœur du commerce de proximité -
TribuneLa décarbonation, assurance collective de l’UE – par Patrice Geoffron
Alors que la crise énergétique s’intensifie, la France mise sur l’électrification et les gaz verts pour réduire sa dépendance aux fossiles importés et renforcer sa souveraineté industrielle