Heineken souffre de la météo et de la morosité des consommateurs
Heineken, à son tour, témoigne du ralentissement du secteur de la bière. Le numéro trois mondial de la brasserie a dit s’attendre à ce que la morosité des consommateurs et la météo défavorable pèsent sur ses résultats du second semestre, après avoir constaté une faiblesse de ses ventes en juillet et en août en Europe et aux Etats-Unis. «L’accroissement des volumes dans certaines parties de l’Europe et aux Etats-Unis devrait rester difficile étant donné l’incertitude économique actuelle, le taux de chômage élevé et la faiblesse du moral des consommateurs», a déclaré le groupe dans un communiqué.
Le premier producteur de bière en Europe, qui est bien implanté au Nigeria et dispose d’une part de marché de 40% au Mexique, a, en revanche, indiqué que les conditions d’activité restaient favorables en Amérique latine, en Afrique subsaharienne et en Asie-Pacifique, mais pas dans les marchés développés.
En conséquence, Heineken s’attend désormais à ce que son résultat net avant éléments exceptionnels et amortissement soit à peu près conforme à celui de l’an dernier à données comparables. Les analystes s’attendaient à ce que le groupe affiche une croissance de son bénéfice net annuel de plus de 5%, voire légèrement supérieure à 10%. «C’est un avertissement sur résultats implicite d’au moins 15%», juge un analyste spécialiste du secteur, cité par Reuters.
Au premier semestre, le bénéfice net comparable a grimpé de 5,7% hors consolidations et effets de change, à 694 millions d’euros. Les analystes interrogés par Reuters tablaient sur 746 millions. Le résultat d’exploitation est lui ressorti à 1,26 milliard d’euros, en hausse de 3,9%, alors que le consensus prévoyait 1,32 milliard.
Le titre Heineken qui dévissait dès l’ouverture de 14,46%, abandonnait dans l’après-midi 9,07% à 32,92 euros.
Déjà, la semaine dernière, le brasseur danois Carlsberg avait fait état d’un recul de son bénéfice d’exploitation au deuxième trimestre, en raison de ses difficultés sur le marché russe. Le numéro quatre mondial du secteur avait déclaré s’attendre désormais à ce que son bénéfice net ajusté progresse de 5 à 10% sur l’année, alors qu’il tablait auparavant sur une croissance de plus de 20%.
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