Gecina réduit ses investissements face à l’emballement du marché de bureaux parisien
Attentisme. Dans un marché de bureaux franciliens extrêmement concurrentiel avec près de 11 milliards d’euros d’investissements au premier semestre, le plus haut niveau depuis 2007, Gecina a drastiquement revu à la baisse son objectif d’investissement de 1 milliard à 300 millions d’euros (dont près de 200 millions engagés au premier semestre).
Concomitamment, Gecina a réduit son programme de cessions d’actifs de un milliard à 600 millions d’euros, afin de préserver ses revenus. Déjà 560 millions ont été engrangés, essentiellement avec la vente du centre Beaugrenelle.
Le marché s’est emballé, «mais cela ne durera pas longtemps, anticipe Philippe Depoux, directeur général de Gecina. Au niveau actuel du marché, des acteurs devraient vendre». Pour l’heure, «compte tenu des afflux de liquidités qui ont fait monter les prix dans le quartier central des affaires (QCA), nous préférons continuer à restructurer notre patrimoine, explique Bernard Michel, président de Gecina. L’objectif est de maintenir notre rentabilité».
La foncière a ainsi réduit le coût de sa dette de 40 points de base à 3,1% entre 2013 et le premier semestre 2014, tandis que le ratio de levier (LTV) a reculé de 70 points de base à 38%. Après le remboursement d’une ligne obligataire de 500 millions d’euros d’échéance septembre 2014, la foncière disposera d’environ 1,5 milliard d’euros de lignes non tirées lui permettant de conserver une notation «BBB».
Pour 2014, Gecina confirme une stabilité de son résultat net récurrent, après une baisse de 0,7% à 165,6 millions d’euros au premier semestre, et une croissance organique de 0,5% des loyers de bureaux, après +2,6% au premier semestre, grâce notamment à un taux d’occupation historiquement haut de 95,4%. Sur l’ensemble de l’année, l’effet positif des indexations devrait se limiter à moins de 1%, tandis que l’effet réversion négatif (perte de loyers lors des renégociations) devrait être de 1%.
A l’issue du reclassement des titres de Metrovacesa, Blackstone & Ivanhoé Cambridge deviendront l’actionnaire de référence de Gecina avec près de 30% du capital, suivis de Predica (13,4%), Norges Bank (9%) et Natixis (5%), soit un flottant de 40% (33% auparavant). «Tout le conseil pourra alors être recomposé, explique Bernard Michel. Les nouveaux actionnaires se sont déjà déclarés favorables au recentrage de la société sur les bureaux parisiens».
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