GE et Siemens plaident leur cause à l’Elysée
Après Jeffrey Immelt, le PDG de General Electric, reçu ce matin à 9h30 par le président François Hollande à l’Elysée en présence du ministre de l’Economie Arnaud Montebourg, Joe Kaeser, le président du directoire de Siemens, en fera de même cet après-midi à 18 heures. Martin Bouygues, premier actionnaire d’Alstom avec 29,3% du capital, suivra à 19h15. Les deux prétendants au rachat des activités énergies d’Alstom plaident chacun leur cause alors que le conseil d’administration du groupe français a préféré temporiser hier en se laissant jusqu'à mercredi matin. Le cours est suspendu d’ici là.
Jeffrey Immelt était accompagné ce matin à l’Elysée de la présidente de GE France, Clara Gaymard, et de Steve Bolze, président de la branche énergie et eau du groupe américain. La rencontre a été qualifiée de chaleureuse et constructive par une source proche du dossier. Selon une autre source, citée par l’AFP, François Hollande a rappelé les trois points d’attention des autorités françaises: l’emploi, la localisation des activités et l’indépendance énergétique de la France. GE a apporté des réponses mais il resterait encore du travail à accomplir.
Lundi matin, sur RTL, Arnaud Montebourg a rappelé que l’Etat était «disponible pour bâtir des alliances avec l’ensemble des partenaires qui se présentent» et que les offres de GE et de Siemens pourraient «permettre d’avoir des stratégies différentes sur le plan industriel». Le ministre de l’Economie a en revanche jugé «prématurée» la question d’une nationalisation temporaire d’Alstom, alors que l’Etat s’est dit prêt dimanche soir à participer financièrement au dossier.
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