GDF Suez veut doubler ses capacités renouvelables en Europe d’ici à 2025
Afin de devenir le leader de la transition énergétique en Europe, GDF Suez s’est fixé comme objectif de doubler en dix ans ses capacités électriques issues des énergies renouvelables dans la région. Elles devraient atteindre 16.000 mégawatts (MW) à l’horizon 2025, contre 7.800 MW à la mi-2014, a précisé le groupe lors d’une présentation organisée hier sur ce thème. Plus de la moitié de ses capacités renouvelables sur le Vieux Continent proviennent actuellement de l’hydroélectricité, 35% de l’éolien, 11% de la biomasse/biogaz et 2% de l’énergie solaire.
Si GDF Suez a noué des partenariats pour suivre le développement des nouvelles technologies solaires (photo-voltaïque organique ou à concentration), ses principaux projets en cours portent sur trois technologies émergentes: l’éolien en mer, l’hydrolien (utilisation des courants marins) et l’énergie thermique marine.
Le plus important d’entre eux concerne la construction et l’exploitation de deux parcs éoliens situés au large du Tréport et entre les îles d’Yeu et de Noirmoutier, qui auront une capacité installée globale de 1.000 MW et seront exploités à partir de 2021. Avec Areva comme fournisseur des éoliennes, le consortium composé de GDF Suez, du portugais EDP Renewables et de Neoen Marine (filiale de la CDC) s’est engagé à investir au total 4 milliards d’euros. L’énergéticien français fait aussi partie du projet Mermaid d’éolien «flottant» en mer du Nord, qui s’applique à des profondeurs supérieures à 50 mètres et offrira à moyen terme un potentiel énergétique supérieur à celui de l’éolien en mer «posé».
Dans l’hydrolien, le groupe prend part au projet du raz Blanchard, situé au large de Cherbourg, avec une mise en service du parc pilote prévue en 2017 et une durée d’exploitation de vingt ans. Le second projet moins avancé concerne le site de Fromveur, près de l’île d’Ouessant.
L’expertise du groupe dans la biomasse et la géothermie a facilité son engagement dans le projet de «géothermie marine» à Marseille, qui permettra à partir de l’automne prochain de fournir 70% d’énergie renouvelable dans la production de chaud et de froid pour l’écocité Euroméditerranée (500.000 m² de bâtiments). Au large de la Réunion, il va utiliser les eaux marines profondes pour assurer la climatisation de grands établissements publics et privés de l’île. Cet investissement s’élève à 150 millions d’euros (dont 58% d’aides publiques), pour une mise en service attendue en 2017.
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