GDF Suez limite l’érosion de ses résultats
L’Ebitda de GDF Suez a beau avoir reculé de 2,1 % au premier trimestre, la publication trimestrielle du groupe français s’est révélée meilleure qu’attendu.
En prévoyant un montant de 5,06 milliards d’euros, le marché avait en effet vu un peu plus bas que les 5,2 milliards réalisés. Une performance d’autant plus appréciable que le chiffre d’affaires (-6,8 % à 23,8 milliards) est conforme aux attentes.
Conséquence, la marge d’Ebitda a progressé plus vite que prévu (1 point) à 21,8 %. Le groupe met en avant les effets de son plan d’économies qui doit aboutir à 1,95 milliard de gains en 2011.
Si GDF Suez n’a fourni de détails que pour son chiffre d’affaires (voir tableau), le PDG Gérard Mestrallet a assuré que « toutes les branches ont amélioré leurs résultats (…) à l’exception de la branche Global Gaz & GNL, confrontée à la décorrélation des prix du gaz spot et des prix du pétrole ».
Ainsi, GDF Suez a confirmé que l’Ebitda de 2010 serait supérieur à celui de 2009. Même si le marché n’a pas nourri de grandes inquiétudes jusqu’ici, il a accueilli avec satisfaction (et une hausse de 1,88 % du titre) ce discours qui devrait confirmer l’opinion positive manifestée par certains analystes.
Dans sa dernière note, Oddo soulignait en effet les bonnes perspectives du groupe (8 % de croissance moyenne de l’Ebitda sur 5 ans contre 2 à 3% pour le secteur). Le bureau saluait aussi un bilan sain, avec un ratio dette sur Ebitda estimé à 2,1 fin 2010, soit 0,5 point de moins que la concurrence.
Hier, GDF Suez n’a pas donné de ratio vis-à-vis de l’Ebitda mais il a précisé que son ratio de dette sur fonds propres avait été ramené de 45,7% à 43,7% en trois mois.
Plus d'articles du même thème
-
La Fed passe son tour, Jerome Powell aussi
La Réserve fédérale américaine maintient ses taux inchangés mais conserve un « biais accommodant ». Jerome Powell restera gouverneur de l'institution pour une durée indéterminée à la fin de son mandat de président. -
Les prix du gaz naturel européen redeviennent une préoccupation
Les cours de l’énergie ont à nouveau bondi mercredi après des informations selon lesquelles le président Donald Trump aurait demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus prolongé de l’Iran. Un décalage d’un mois ne serait pas dramatique pour les prix du gaz européen. Un décalage de deux mois pourrait en revanche changer le calendrier de reconstitution des stocks, et causer un cercle vicieux pouvant ramener les cours TTF au-dessus de 100 euros/MWh. -
L'érosion des frais d'investissement s'accentue
Selon l’Autorité des marchés financiers, les coûts des placements poursuivent leur repli en 2025. Une dynamique portée par la gestion indicielle et la montée des acteurs à bas coût.
ETF à la Une
AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
- L’Italie de Giorgia Meloni présente un bilan économique mitigé
- MoneyGram va payer 1,3 million d’euros pour ses failles dans la lutte contre le blanchiment
Contenu de nos partenaires
-
Action-réactionCéline Calvez (EPR) : « L’audiovisuel public sera une problématique incontournable de la prochaine présidentielle »
La députée macroniste, vice-présidente de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, revient sur le rapport de Charles Alloncle et dévoile la contribution que va déposer son groupe -
Fait minoritairePrésidentielle : les candidats s'inquiètent déjà de leur future majorité
Dans un entretien à l'AFP, Marine Le Pen estime qu'il serait préférable de gagner face à Edouard Philippe plutôt que Jean-Luc Mélenchon, pour revendiquer une victoire de choix et non de rejet. Une façon de jouer l'apaisement alors que certains craignent de ne pas disposer d'une majorité pour gouverner -
Vieille lune« Démarchandisation » : Boris Vallaud, marchand de rêves
Le rival d'Olivier Faure au PS, Boris Vallaud, tente de renouveler les idées de la gauche. Son concept de « démarchandisation » passe à côté de nombreux problèmes économiques et sociaux de la France