GDF Suez formalise son entrée dans Nord Stream
Evoquée de longue date, l’affaire est désormais signée. A l’occasion de la visite à Paris du président russe Dmitri Medvedev, GDF Suez a formalisé hier son entrée dans le projet de gazoduc Nord Stream.
Passant par la Baltique, ce gazoduc aura une capacité finale de 55 milliards de m3 par an. Il permettra à GDF Suez d’accroître ses liens avec Gazprom et de sécuriser un peu plus ses approvisionnements. Les deux groupes ont ainsi annoncé hier avoir débuté des discussions sur des livraisons additionnelles à GDF Suez de 1,5 milliard de m3 par an dès 2015, acheminés via Nord Stream.
Pour entrer dans le projet, GDF Suez reprendra des participations existantes dans Nord Stream AG, la structure en charge de l’étude, de la construction et de l’exploitation. L’acquisition portera sur 4,5% détenus par Wintershall (filiale de BASF) et 4,5% aux mains d’E.ON (voir illustration).
GDF Suez n’a donné hier aucun détail sur le coût de cette participation, ni sur le montage financier de ce projet à horizon 2015. Mais à l’automne dernier, une source proche du groupe évoquait un montant global de 9 milliards de dollars en précisant que pour ce type de projet la norme envisageable est de «30% de capitaux et 70% de dettes».
Sur cette base, on peut donc estimer l’investissement total des partenaires en fonds propres à 2,7 milliards de dollars et la quote-part des 9% de GDF Suez à 240 millions de dollars environ (178 millions d’euros). Toutefois, «il ne serait pas inconcevable que GDF Suez paie un peu plus cher ses 9% car il arrive plus tard que ses partenaires dans ce projet dont les financements sont déjà bouclés», analyse un bon connaisseur du dossier.
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