GDF Suez arbitre dans ses actifs pour financer ses acquisitions
Gérard Mestrallet, le PDG de GDF Suez, avait reconnu lors de la présentation des résultats semestriels avoir étudié des dossiers d’acquisitions représentant un montant total de 20 milliards d’euros au cours du premier semestre. Mais il avait alors répété son credo: pas d’acquisitions sans cessions. Cette ligne de conduite est dictée par le niveau d’endettement du groupe d'énergie. Même si elle a été réduite de 10 milliards d’euros depuis la fin 2012, pour revenir à 26 milliards au 30 juin 2014, la dette nette représente encore 2,18 fois l’Ebitda.
Dans ces conditions, GDF Suez arbitre dans ses différents actifs. Selon Bloomberg, le groupe continue de travailler à l’ouverture du capital de ses unités de production d’électricité en Australie regroupées au sein d’International Power Australia Holding (IPAH). La société publique d'énergie thaïlandaise PTT et l'énergéticien singapourien Keppel Infrastructure seraient intéressés. Le prix de la transaction tournerait autour de 374 millions de dollars américains (environ 280 millions d’euros) pour une participation de 30% dans ces actifs. Ils regroupent six centrales à gaz, deux à charbon et un parc éolien, pour une capacité cumulée de plus de 3.500 mégawatts. GDF Suez, qui est conseillé par Deutsche Bank, ne commente pas cette information.
En octobre 2013, GDF Suez avait déjà cédé 28% de ses actifs australiens au japonais Mitsui. L’opération avait porté sur une capacité de production de 2.463 MW ainsi que sur l’activité locale de vente d'électricité au détail, Simply Energy. Il pourrait ainsi ne conserver à terme que 40% du capital d’IPAH, ce qui lui permettrait de déconsolider la dette de cette structure.
Selon le même schéma, GDF Suez a conclu la semaine dernière avec la compagnie d'électricité colombienne Celsia la vente de participations dans des installations de production d'énergie au Panama et au Costa Rica pour une somme de 840 millions de dollars (629 millions d’euros). Cette opération doit permettre à GDF Suez de réduire d’environ un milliard de dollars (748 millions d’euros) sa dette nette consolidée.
Au final, cette politique de cession ciblée d’actifs doit permettre de financer deux à trois milliards d’euros par an en moyenne d’acquisitions au cours des trois prochaines années, a annoncé Gérard Mestrallet fin juillet.
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