GDF Suez a renégocié avec succès un crédit syndiqué de 4,5 milliards d’euros

Cette ligne de « back-up » est assortie d’une marge de 35 pb au-dessus de l’Euribor, précise à « L’Agefi » le directeur financier Gérard Lamarche
Yves-Marc Le Reour

Quelques semaines après avoir réalisé une émission obligataire de 300 millions d’euros à 100 ans, la première du genre dans cette devise, GDF Suez s’attache de nouveau à rallonger la maturité de sa dette bancaire. A cet effet, le groupe énergétique a signé hier avec un consortium de 24 banques un crédit syndiqué multidevise de 4,5 milliards d’euros, destiné à refinancer par anticipation une facilité de montant similaire arrivant à échéance en 2012. La syndication comprend 18 établissements européens (dont 3 français), 3 institutions japonaises et 3 banques américaines.

Cette ligne de «back-up», qui n’a donc pas vocation à être tirée, «a une durée de 5 ans prorogeable deux fois un an à l’initiative de l’entreprise, ce qui lui procure une flexibilité supplémentaire», précise Gérard Lamarche, directeur financier de GDF Suez. Largement sursouscrite avec une demande ayant atteint 6,3 milliards d’euros, cette ligne servira principalement aux programmes de financement à court terme de l’énergéticien.

«Les conditions financières sont très favorables avec une marge bancaire fixée à 35 points de base (pb) au-dessus de l’Euribor, contre 45 pb pour le dernier refinancement de 4 milliards d’euros de juin 2010», souligne Gérard Lamarche. Cette marge «est comparable à celle obtenue au cours des derniers mois par des sociétés publiques du secteur de l’énergie», indique-t-il. La nouvelle facilité n’est assortie d’aucune «rating grid», c’est à dire que le taux d’intérêt ne variera pas en fonction de l’évolution de la situation économique et financière du groupe.

«Suite à notre récente émission obligataire à 100 ans, la dette nette du groupe à fin mars 2011 aura une maturité moyenne de 10 ans contre 9,1 ans fin 2010, tandis que le coût moyen de la dette brute devrait rester quasiment inchangé à 4,6%», relève Gérard Lamarche, en ajoutant que «tous les besoins de financement de GDF Suez sont couverts jusqu’en 2016». Avec un endettement net à fin décembre 2010 de 33,8 milliards d’euros (dont 78% à taux fixes et 13% à taux cappés), le groupe affiche un ratio de dette nette sur excédent brut d’exploitation confortable de 2,2 fois. Afin de préserver sa marge de manœuvre stratégique et financière, il s’est cependant engagé à céder 10 milliards d’euros d’actifs sur la période 2011-2013. L’action GDF Suez a terminé la séance en hausse de 0,7% à 28,1 euros.

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