France Télécom poursuit son bras de fer avec Orascom
Après le rejet début août de son offre sur l’opérateur mobile ECMS, France Télécom (FTE) avait averti qu’il se tournerait vers le Conseil d’Etat égyptien. C’est désormais chose faite comme l’a rapporté hier Bloomberg. Une procédure confirmée par un porte-parole. Selon l’agence de presse, une décision devrait intervenir dans les 60 jours.
Pour le français deux éléments sont en jeu. En premier lieu, il conteste le rejet par l’autorité boursière locale de son offre sur la filiale de Mobinil. Mais il veut aussi obtenir l’application de l’arbitrage rendu en avril sur Mobinil. Cet arbitrage avait enjoint à Orascom de lui céder ses 28,75 % de la holding Mobinil pour l’équivalent de 530 millions d’euros. Une opération devant permettre à FTE de prendre 100 % de Mobinil, lequel détient 51 % d’ECMS (voir infographie).
Mais le transfert n’a toujours pas eu lieu. Car depuis, les deux groupes s’opposent sur les suites de l’opération. FTE a en effet décidé de lancer une offre sur le solde du capital d’ECMS (49 %), au prix unitaire de 237 livres égyptiennes selon sa dernière proposition. Orascom réclame pour sa part 273 livres, arguant qu’il s’agit du prix induit par la sentence arbitrale. Une position sur laquelle semble s’être alignée l’autorité boursière locale mais que conteste vivement FTE, qui dès avril jugeait que la sentence n’était « pas une décision de marché » et ne pouvait pas servir de référence.
L’affaire a donc tourné depuis à la bataille juridique. Et France Télécom prévient d’ores et déjà qu’en cas de non-aboutissement de sa dernière initiative, il pourra encore s’en remettre à un arbitrage international.
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