France Télécom ouvre la porte à un maintien du dividende au-delà de 2012
Le ton a changé chez France Télécom. Très technophile sous l’ère Didier Lombard, la première journée investisseur présidée par Stéphane Richard, le PDG de l’opérateur depuis seize mois, était nettement plus financière. «Du fait de mon parcours, dans le privé mais aussi à Bercy au moment de la crise financière, je connais les règles du marché et les exigences des actionnaires. Personne ne doit douter de ça», a lancé hier Stéphane Richard. Une façon de répondre aux interrogations d’une partie des investisseurs, notamment anglo-saxons, toujours méfiants devant la forte présence de l’Etat français au capital de la société (13,7% en direct et 13,5% via le Fonds stratégique d’investissement). Méfiance qui n’est pas étrangère à la stagnation de l’action depuis plus de deux ans alors que l’indice européen des télécoms a gagné plus de 30%.
Pour tenter de mettre fin à cette incompréhension persistante, la direction de France Télécom a donné trois engagements financiers clairs aux investisseurs. Une stabilisation de l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) du groupe d’ici à 2013, avant un retour de la croissance, de 3% à 4% par an en moyenne entre 2013 et 2015; la génération cumulée de 27 milliards d’euros de cash flow libres entre 2011 et 2013, suivie d’une amélioration de 9% par an, en moyenne, au cours des trois exercices suivants; et enfin la confirmation d’un dividende annuel plancher de 1,4 euro par action pour 2011, 2012 et 2013 et pourquoi pas pour les années suivantes. «Le groupe ne s’engage pas formellement sur un dividende par action de 1,40 euro au-delà de 2012, mais il entrouvre déjà grandement la porte à ce scénario», apprécient les analystes de CM-CIC.
France Télécom pourrait même aller au-delà. «En cas de cession importante, une part du cash généré sera retourné aux actionnaires, certainement par la mise en place d’un programme de rachats d’actions», a indiqué Stéphane Richard. Le PDG de l’opérateur a rappelé que le groupe ne compte pas rester au capital de filiales dont il ne détient qu’une part minoritaire et dont il n’a pas le contrôle opérationnel. Un profil qui semble condamner ses participations minoritaires dans le portugais Sonaecom (20%) et l’autrichien Orange Austria (35%). Selon plusieurs analystes, ces deux cessions pourraient rapporter environ 500 millions d’euros, soit 0,2 euro par action France Télécom.
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