Fosun et Ardian continuent de réfléchir à leur position sur le Club Méditerranée
Fosun et Ardian, les deux fonds qui visaient un rachat du Club Méditerranée depuis juin 2013, ont mis fin à la lente agonie de leur OPA. Leur dossier d’offre a été officiellement retiré. Il n’avait jamais véritablement convaincu.
Dès son annonce fin mai 2013, des investisseurs avaient critiqué le prix de 17 euros par action, relevé par la suite à 17,5 euros. L’Adam et le fonds Ciam avaient relayé par la suite ces plaintes devant les tribunaux, bloquant pendant plusieurs mois l’OPA. Une situation propice qui a permis à l’investisseur italien Andrea Bonomi de monter progressivement au capital du Club Med, jusqu’à prendre 9,92% du capital, avant de lancer sa propre OPA à 21 euros par action en juin dernier.
Dans ce contexte, Fosun, Ardian, ainsi que Henri Giscard d’Estaing et Michel Wolfovski, les PDG et directeur général délégué du groupe, également intéressés dans le montage financier, ont préféré retirer leur OPA, devenue totalement caduque. «Ce retrait officiel ne pouvait pas être demandé avant la décision de conformité rendue mercredi dernier par l’AMF sur l’OPA de Global Resorts, le consortium mené par Andrea Bonomi», explique une source proche du dossier. Selon cette dernière, cette demande est avant tout «technique». Rien n’empêche en effet Fosun et Ardian de présenter dans les prochains jours une contre-attaque.
Le retrait de leur offre commune a «immédiatement et automatiquement mis fin par anticipation» à leur accord d’investissement, ont précisé Fosun et Ardian à l’AMF. Mais ce retrait n’a pas éteint leur action de concert «aux fins des réflexions que ces parties entendent mener pour déterminer les options qui serviraient au mieux leurs intérêts et ceux du Club Méditerranée», ont-ils ajouté dans la même déclaration. Ils détiennent de concert un peu moins de 20% du capital. Selon le règlement, ils ont jusqu’au 11 septembre pour déposer une éventuelle contre-offre, soit cinq jours de Bourse avant la clôture officielle de l’OPA de Global Resorts. Ce qui leur laisse le temps de la réflexion. Le marché continue de croire à ce scénario. Vendredi, l’action Club Med cotait 21,27 euros, au-dessus du prix de l’OPA de Global Resorts.
Plus d'articles du même thème
-
Un riche programme pour la première réunion de l’Eurogroupe sous présidence irlandaise
L’Eurogroupe se réunit les 9 et 10 juillet à Bruxelles et doit aborder d’importants sujets économiques et financiers comme le rôle international de l’euro ou la future fonction de supervision de l’Esma. -
Russell se fait racheter par B Capital et Calpers
La société de gestion américaine est cédée par TA Associates et Reverence Capital Partners, ses actionnaires depuis 2016. -
Les gérants actifs subissent le coût du «value for money» au profit des intermédiaires
Les sociétés de gestion ont absorbé l’essentiel de la baisse des frais des unités de compte alors que la part dédiée aux rétrocessions, permettant de rémunérer la distribution, est restée stable. Cette pression sur les marges affecte toujours plus la gestion active.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- Le Crédit Agricole a injecté au total plus d’un milliard d’euros dans BforBank
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- BNP Paribas et Caceis veulent sortir du métier des services aux émetteurs
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Sous perfusionAide à domicile : le modèle des prix administrés vacille
La Cour des comptes appelle à libéraliser les tarifs des opérateurs, qui n'y trouvent plus leur compte -
Tribune libreIA : à la question de l'emploi s'ajoute celle du partage de la valeur
La robotisation avait tordu cette courroie de transmission, l'IA menace de la rompre, en automatisant le segment qui restait le socle des salaires -
Antisémitisme et racisme : quelles sont les différences entre la loi Yadan et la loi d'Aurore Bergé ?
Présenté ce jeudi en Conseil des ministres, le nouveau texte porté par Aurore Bergé élargit la lutte contre la haine en renforçant peines et dispositifs quand la proposition Yadan, elle, visait un ciblage plus restreint et controversé