Financi’Elles s’engage davantage pour la mixité
Promouvoir la culture de la mixité et de l’égalité femmes/hommes dans les entreprises du secteur de la banque, de l’assurance et de la finance, ainsi que dans leur écosystème (clients, fournisseurs, partenaires) ; définir des objectifs mesurables visant la parité au sein des instances dirigeantes (comités exécutifs et de direction) ; se donner les moyens de promouvoir des femmes à des postes du Top management ; amplifier les actions visant à lutter contre le sexisme et les biais décisionnels liés aux stéréotypes de genre ; agir auprès de la jeune génération sur les enjeux d’égalité professionnelle et de mixité des métiers (partenariats écoles, jeunes embauchés), etc. A l’occasion de ses dix ans, Financi’Elles se dote d’une charte d’engagements et affirme la nécessité d’accélérer les initiatives en matière d’égalité au sein de ses entreprises membres.
Axa, BNP Paribas, Malakoff Humanis, La Banque Postale, MasterCard, Scor… les quatorze sociétés membres sont capables de créativité et de poursuivre leur but avec persévérance. Silvine Laguillaumie Landon et Valérie Vitter Mouradian, co-présidentes de Financi’Elles, s’en assurent. Présents à la fête d’anniversaire de la fédération, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, et Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de la Diversité et de l’Egalité des chances, les soutiennent, comme Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne et marraine de Financi’Elles. Favoriser les bonnes pratiques et accélérer les transformations pour une égalité de traitement entre femmes et hommes dans les sphères professionnelles financières n’est pas encore un acquis.
Pour ses 10 ans, Financi’Elles a aussi commandé à l’institut MRCC une étude menée auprès de 1.815 étudiants en master dans 18 universités ou grandes écoles françaises. Pour eux, bien sûr, l’égalité professionnelle est un sujet important. Mais un peu moins pour les hommes (90%) que pour les femmes (97%). Si 97% des futures diplômées estiment qu’il existe au cours d’une carrière des différences entre femmes et hommes, c’est dès le 1er emploi pour 46% des sondées, presque autant que lorsqu’il s’agit de monter en responsabilité (51%). Ainsi, 40% des étudiantes pensent que les embauches de cadres se font plutôt parmi les hommes, contre 21% seulement des étudiants. Dans les faits, selon l’étude statistique 2021 de la Conférence des grandes écoles (CGE), il existe une différence de près de 11 points pour l’embauche en tant que cadre entre les femmes et les hommes diplômés des établissements de la CGE.
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