Fiat Industrial révise en forte hausse ses objectifs pour l’exercice 2011
Après avoir déçu les attentes des investisseurs au premier trimestre, Fiat Industrial fait amende honorable en publiant des résultats nettement supérieurs au consensus à fin juin. Le bénéfice d’exploitation récurrent a bondi de 53% à 530 millions d’euros d’une année sur l’autre, soit 18% au-dessus des estimations des analystes interrogés par Bloomberg. Correspondant à une amélioration de 230 points de base de la marge d’exploitation récurrente, cette performance reflète avant tout «une croissance soutenue des volumes de ventes dans tous les secteurs d’activité», souligne le groupe italien, scindé de sa maison-mère depuis début 2011.
Si le chiffre d’affaires des activités de matériel agricole (CNH) a progressé de 9,5% à 3,6 milliards, les ventes de camions et de véhicules commerciaux (Iveco) affichent sur le trimestre une hausse encore plus forte de 16,1% à 2,4 milliards «grâce à la reprise de la demande sur les principaux marchés européens et à la poursuite du dynamisme de l’Amérique latine». Les ventes de moteurs pour l’industrie et la marine (moins de 5% des bénéfices) ont crû de 29,5% à 838 millions.
Selon Alastair Leslie, analyste d’UniCredit à Londres, «le marché sous-estime l’effet de levier opérationnel de l’activité camions et la capacité de croissance structurelle de CNH.» L’action a d’ailleurs gagné 5,4% à 9,5 euros hier à Milan. La dette nette industrielle a pour sa part été réduite de 16% à 1,75 milliard d’un trimestre sur l’autre. La trésorerie disponible a progressé de 400 millions sur la période à 3,9 milliards, auxquels s’ajoutent 1,6 milliard de facilités de crédit non tirées, ce qui porte à 5,5 milliards les liquidités totales du groupe à fin juin.
Stimulé par cette dynamique favorable, Fiat Industrial a révisé en hausse de 9% à «environ 24 milliards» son objectif de chiffre d’affaires pour l’ensemble de 2011. Le bénéfice d’exploitation récurrent, qui était attendu «entre 1,2 et 1,4 milliard», devrait désormais s’élever «au-dessus de 1,5 milliard». Grâce à des investissements industriels annuels revus en baisse à 1 milliard contre 1,4 milliard anticipés en avril, la dette nette industrielle ressortirait à 1,6 milliard au 31 décembre prochain, à comparer à la fourchette de 1,8 à 2 milliards auparavant communiquée. La trésorerie disponible devrait enfin «dépasser 4 milliards d’euros».
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