Faurecia renforce sa structure financière pour préparer ses échéances
Très actif sur le marché cette année, entre son augmentation de capital et le rachat d’Emcon, Faurecia s’est à nouveau manifesté hier avec cette fois une Océane à échéance 2015. Dirigée par SG CIB et BNP Paribas, l’opération a permis de lever 201 millions d’euros et pourrait grimper à 231 millions avec l’option de surallocation.
La prime d’émission (27,48%) et le coupon (4,5%) ont été fixés près du milieu de fourchette. Faut-il y voir le signe d’une participation mesurée ? Le groupe assure que le placement était «bien couvert dès 10h30».
Derrière les formules habituelles évoquant le souci de «renforcer la structure et la flexibilité financières» et d’«allonger la maturité» de la dette, un porte-parole ne cache pas que cela permet aussi de préparer l’échéance de 2010. En octobre prochain arrivera en effet à terme un emprunt obligataire qui avait été lancé en 2005 pour 300 millions d’euros.
Mais cette émission est surtout intéressante pour ses implications possibles sur l’actionnariat. PSA ayant décidé de ne pas participer, elle pourrait en cas de conversion des titres en actions aboutir à une nouvelle dilution du constructeur (voir tableau). Il a déjà annoncé qu’avec le rachat d’Emcon, payé avec 20,9 millions d’actions Faurecia, sa part passerait de 70,85% à 57,4%.
Ce rachat ne sera bouclé que début 2010. Mais en se basant sur le capital post-acquisition, l’Oceane sous-tend une dilution potentielle de 8,9%, voire de plus de 10% en cas d’exercice de l’option de surallocation. Autrement dit, en cas de conversion à 100%, la part de PSA pourrait descendre jusqu’à 51,65%.
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