Etihad investira 1,2 milliard d’euros dans Alitalia d’ici à 2017
L’incertitude qui plane depuis des mois sur l’avenir d’Alitalia touche à sa fin. La compagnie aérienne italienne doit signer aujourd’hui son accord avec Etihad, au lendemain d’une ultime rencontre à Rome entre hauts fonctionnaires italiens et le directeur général de la compagnie d’Abou Dhabi, James Hogan. L’accord doit permettre à Etihad de prendre une participation de 49% au capital d’Alitalia. Au total, le groupe des Emirats arabes unis investira 1,2 milliard d’euros dans Alitalia d’ici à 2017, a précisé hier le ministre des Transports, Maurizio Lupi.
Le gouvernement italien présentera en septembre à la Commission européenne un document donnant les détails du rapprochement entre les deux compagnies. «Nous avons respecté toutes les exigences de l’Union européenne», a assuré hier Maurizio Lupi. Il devra notamment justifier auprès des services de Bruxelles la participation de la Poste italienne aux récentes augmentations de capital de la compagnie.
Le principe de l’accord avait été trouvé fin juin entre les deux compagnies aériennes, mais les discussions se sont prolongées ces dernières semaines pour régler les questions de la restructuration des quelque 800 millions d’euros de dette d’Alitalia et des suppressions d’emplois demandées par Etihad pour tenter de redresser les comptes du groupe italien. Alitalia a perdu 569 millions d’euros en 2013. La majorité des syndicats représentant les employés d’Alitalia ont finalement accepté la suppression de 1.635 emplois sur un total de 12.800. Etihad avait réclamé initialement 2.250 suppressions d’emplois.
Avec Alitalia, Etihad Airways cherche à étendre sa portée en Europe. Le transporteur du Golfe a déjà des participations dans Air Berlin et Aer Lingus. Longtemps premier actionnaire d’Alitalia avec 25% du capital, auxquels s’ajoutait un droit de veto, Air France-KLM ne détient plus actuellement que 7% de la compagnie italienne. Le groupe français s’était laissé diluer lors de l’augmentation de capital de 300 millions d’euros lancée par Alitalia fin 2013, ouvrant ainsi la voie à la recherche d’un nouveau partenaire capitalistique étranger.
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