Essilor veut accélérer sa croissance dans les pays émergents
Essilor vise une accélération de sa croissance, hors acquisitions stratégiques, en 2011. Le leader mondial de l’optique ophtalmique table sur une progression de 6 à 8% de son chiffre d’affaires, après les 6,1% enregistrés l’an dernier grâce au dynamisme des émergents et à la reprise des marchés développés. Un objectif jugé décevant par CA Cheuvreux, espérant 8% comme le consensus, et sanctionné par une baisse de 2,98% du titre à 51,08 euros. En outre, le groupe se refuse à détailler son objectif de croissance, en précisant le poids attendu de la croissance organique et des acquisitions dites «organiques» (opérations de taille modeste destinées à compléter par petites touches le portefeuille, ndlr), respectivement de 3% et 3,1% en 2010. Kepler attend 4% en croissance interne et 3% en acquisitions organiques.
En priorité, Essilor veut augmenter «fortement» sa présence dans les marchés à forte croissance. Malgré des ventes en hausse de 22% hors change en 2010, ces marchés émergents ne pèsent encore que 12% du chiffre d’affaires du groupe. Or, leur potentiel est considérable. Sur 4 milliards d’êtres humains ayant besoin de lunettes, seul 1,6 milliard corrige sa vision. Non seulement le marché mondial est encore très fragmenté - Essilor en détient 27% - mais encore l’augmentation du pouvoir d’achat dans des pays comme le Brésil crée un milieu de gamme très rentable, et en forte croissance. Volume et valeur devraient croître, puisque le nombre de verres vendus et leur valeur unitaire sont corrélés au PIB par habitant. D’ailleurs, d’ici 2023-2025, la Chine, l’Inde et les Etats-Unis devraient être les trois premiers contributeurs du groupe, anticipe Hubert Sagnières, directeur général d’Essilor.
A son habitude, le groupe d’optique privilégiera les prises de participation majoritaires, souhaitant que les actionnaires, souvent familiaux, continuent à investir dans l’entreprise.
Pour l’exercice en cours, le groupe espère réaliser davantage d’acquisitions organiques que les 27 réalisées l’an dernier. En revanche, le montant global de 700 millions d’euros d’acquisitions effectuées en 2010 devrait être «légèrement inférieur» cette année, confie Laurent Vacherot, directeur général adjoint d’Essilor.
«Nous privilégions la croissance du chiffre d’affaires à l’amélioration de la rentabilité», explique Hubert Sagnières, directeur général d’Essilor. Néanmoins, le groupe table sur un maintien de sa rentabilité opérationnelle. Elle ressortait à 18,1% en 2010, stable par rapport à 2009.
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