«EnterNext a permis de lever plus de 1,8 milliard d’euros depuis sa création»
- L’Agefi: Quel bilan faites-vous pour EnterNext au bout d’un an d’existence?
- Eric Forest : Depuis sa création en mai 2013, nous avons enregistré 47 introductions en Bourse (10 sur le compartiment B, 19 sur le compartiment C et 18 sur Alternext) sur nos quatre places européennes, pour un total levé de plus de 1,8 milliard d’euros. Cette vague d’IPO est aussi remarquable par sa diversité sectorielle: sociétés industrielles, cleantechs et technos sont présentes. Depuis un an, le secteur des sciences de la vie ne représente que 33% des opérations, et 16% des capitaux levés. Depuis le début de l’année, nous comptons 27 introductions, soit plus que les 26 enregistrées en 2013. Et nous ne voyons pas de ralentissement sur le second semestre.
- Quels sont vos efforts en région?
- Nous poursuivons activement nos efforts pour resserrer les liens de proximité entre le marché et les entreprises en région. En France, nous avons ouvert 4 bureaux (Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes). Nous allons sur le terrain pour expliquer et démythifier la Bourse. Depuis notre création, nous avons rencontré plus de 800 chefs d’entreprises, majoritairement non cotées, dont plus de 600 en France. Ce travail de longue haleine paie ! 65% des entreprises qui ont rejoint la Bourse depuis un an sont basées en région, alors que les entreprises franciliennes cotées représentent 60% des valeurs d’EnterNext.
- Quels projets portez-vous pour le second semestre?
- Nous avons déjà lancé des initiatives pour soutenir l’analyse financière en offrant une réduction tarifaire aux intermédiaires financiers produisant de la recherche et en nous associant avec Morningstar pour l’analyse financière des 220 valeurs TMT couvertes par EnterNext. Nous poursuivons nos efforts sur le secteur TMT et travaillons actuellement avec tout l’écosystème (investisseurs, émetteurs…) sur la façon de dynamiser ce secteur important en France. Le potentiel que peut lui offrir la Bourse est aujourd’hui sous-utilisé. Nous ferons des propositions dès cet automne.
- Comptez-vous faire évoluer votre offre obligataire?
- Notre offre IBO (initial bond offering) est un produit efficace, même s’il reste peu utilisé. Avec l’ouverture plus large du marché obligataire aux PME, nombre d’entreprises privilégient les Euro PP. Cette concurrence est saine. D’ailleurs, cela n’a pas empêché Auplata de lever 7 millions d’euros le mois dernier, à Paris, via une IBO.
{"title":"","image":"81250»,"legend":"Eric Forest»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
La victoire de Lula fait vaciller les marchés brésiliens
Le président brésilien sortant a battu Flavio Bolsonaro à la surprise générale avec 51,8% des suffrages. Les investisseurs avaient parié sur la victoire du fils de l’ancien président, plus pro-marché. Le real chute de 9% face au dollar et la Bourse de 14%. -
Les entreprises payent plus cher leurs émissions obligataires
Les transactions ont repris la semaine passée sur le marché primaire euro. La demande est là mais exige d'être rémunérée pour un niveau de risque jugé plus élevé. -
Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Le géant américain de la technologie veut continuer à réduire ses effectifs. Il propose un plan de départ volontaire à plus d'un quart de ses salariés. Seuls les Etats-Unis, le Canada, l'Inde et le Royaume-Uni sont concernés.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat -
EditorialVive la sélection à l’université !
Dans une société qui postule la singularité de chaque individu, la sélection ne peut pas ne pas exister. Et ce n’est pas une mauvaise chose