Eni muscle ses ambitions gazières en France sur le marché des particuliers
Eni souhaite devenir le fournisseur de gaz alternatif de référence auprès des ménages français. Présent depuis 2003 dans l’Hexagone sur le segment de la clientèle industrielle, le groupe italien fournit également du gaz naturel aux particuliers depuis son entrée au capital d’Altergaz en juin 2007, opérateur dont il a pris le contrôle total fin 2010.
Mais les nouvelles offres lancées sous sa propre marque depuis le 1er octobre soulignent la volonté du groupe de renforcer sa position concurrentielle sur un marché toujours dominé par l’opérateur historique GDF Suez.
Depuis la libéralisation totale du marché gazier français le 1er juillet 2007, les fournisseurs alternatifs ont capté une part de marché à peine supérieure à 10%, sur un total de 10,6 millions de foyers. La part d’Eni sur ce segment de la clientèle des particuliers s’élève actuellement à 1,6% pour un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros.
Le groupe se fixe comme objectif 500.000 clients et 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2016, ce qui correspondrait à une base de clientèle triplée, à une hausse de moitié de son chiffre d’affaires et à une part de marché située «entre 5 et 6%».
Sa nouvelle politique commerciale s’articule autour de 4 offres qui proposent pour certaines d’entre elles un prix fixe sur 3 ans, un système de compensation de CO2, un programme d’aide à la rénovation des chaudières et pour son offre «Essentiel», une remise garantie pendant un an de 6% sur le prix hors taxe du tarif réglementé.
Afin d’atteindre le seuil de rentabilité sur ce segment, le groupe mise sur «un mécanisme de fixation des prix stable et transparent à long terme», a indiqué hier au cours d’une conférence de presse Mauro Fanfoni, PDG d’Eni Gas & Power France.
Pour être rentable sur le marché grand public, «il faut aussi avoir un portefeuille bien développé (...), ce qui n’est pas encore le cas. Avec des tarifs réglementés plus bas, ça serait plus difficile», nuance-t-il. Contrairement à la Belgique ou à l’Italie, où le groupe pratique une politique duale de fourniture de gaz et d’électricité en direction des particuliers, «les conditions ne sont pas réunies en France pour cibler le marché électrique à l’heure actuelle», relève enfin Mauro Fanfoni.
Plus d'articles du même thème
-
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge. -
Monaco sort de la liste grise du Gafi
La décision récompense un ensemble de mesures prises par la principauté depuis 2024, date de son inscription sur la liste des pays placés sous surveillance renforcée. -
La Banque du Japon maintient son taux directeur avant une prochaine hausse
La banque centrale du Japon fait une pause dans sa politique de normalisation mais confirme son changement de cap avec un discours plus restrictif. Le retour de l'inflation à sa cible de 2% est à la fois une victoire et un risque auquel la banque reste très attentive.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Peut-on interdire la théorie du « grand remplacement » comme le réclame le maire de Trappes ?
Ali Rabeh a appelé vendredi à l’interdiction de la théorie raciste du « grand remplacement », qui aurait « armé » le tireur de l’attentat des Yvelines. Le constitutionnaliste Benjamin Morel s’inquiète d’une mesure « contre-productive » qui risquerait de contrevenir à la liberté d’expression. -
Mondes émergentsLe Brésil, notre partenaire stratégique
L’Europe dispose d’une opportunité qu’elle doit saisir. Les échanges entre l'Union et le Brésil ont atteint 100 milliards de dollars en 2025, presque à l'équilibre -
Tribune libreGrand âge contre jeunesse : le faux dilemme qui nous coûtera cher
Entre 2027 et 2032, la France comptera un million de personnes supplémentaires de plus de 75 ans ; plus de 800 000 Français entreront en Ehpad