Emmanuel Macron interpelle le PDG de Renault sur sa rémunération
Emmanuel Macron a demandé au PDG de Renault, Carlos Ghosn, de prendre ses responsabilités sur sa rémunération à compter de cette année, après le passage en force du conseil d’administration du constructeur automobile concernant l’exercice 2015. Alors que l’assemblée générale de Renault a voté vendredi à 54% contre la rémunération de 7,2 millions d’euros de Carlos Ghosn pour 2015, le conseil d’administration l’a confirmée.
«Suite à ce vote de l’assemblée générale de Renault, il y a un dysfonctionnement en matière de gouvernance», a déclaré Emmanuel Macron lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. «Et donc ce que nous demandons très clairement, c’est d’une part que M. Ghosn prenne ses responsabilités dès à présent pour que sur sa rémunération de 2016 les conséquences soient tirées de ce vote, c’est que le conseil d’administration de Renault se réunisse à nouveau pour tirer les conséquences de ce vote», a-t-il ajouté.
«Lors du dernier conseil, seuls les représentants des salariés et de l’Etat se sont prononcés contre. Nous devons en tirer les conséquences dans les prochaines semaines sans quoi nous serions conduits à légiférer», a menacé le ministre de l’Economie. Un peu plus tôt dans la journée, le président du Medef, Pierre Gattaz, s’est dit «très surpris» de la décision du conseil d’administration de Renault. «Je suis un peu choqué que l’on ait entériné aussi vite des conditions de rémunération», a-t-il dit sur BFM en rappelant le code Afep-Medef en la matière.
Vendredi, dans un communiqué publié après l’AG, le conseil d’administration de Renault a indiqué qu’il avait chargé le comité des rémunérations d’examiner «les évolutions utiles» en la matière pour 2016 et les années suivantes.
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