Edenred chute en Bourse, les objectifs financiers du nouveau plan stratégique déçoivent
Le spécialiste des titres-restaurant maintient son objectif d’atteindre un revenu total de plus de 5 milliards d’euros en 2030 mais les analystes espéraient mieux, notamment pour 2026.
Edenred perd 25% en Bourse depuis le début de l'année
-
(RK)
Le titre Edenred décroche à la Bourse de Paris alors que le spécialiste des avantages aux salariés a présenté mardi son nouveau plan stratégique à horizon 2028 qui déçoit les investisseurs.
En Bourse, le titre Edenred a chuté de 8,6% mardi, à 23,34 euros.
Selon un analyste financier, le marché sanctionne des objectifs financiers au-dessous des attentes.
Sur la durée de ce plan baptisé «Amplify 25-28», le groupe français vise une croissance de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) comprise entre 8% et 12%.
Mais, sur la seule année 2026, le groupe prévoit une croissance organique de l’Ebitda comprise entre 2% et 4%, correspondant à une croissance intrinsèque de l’Ebitda comprise entre 8% et 12%. Or, le marché tablait pour 2026 sur une croissance organique de l’Ebitda comprise entre 5% et 6%, indique l’analyste financier.
Edenred a expliqué que l’année 2026 était une année de «rebasage», incluant «l’impact additionnel du changement de régulation en Italie, ainsi que la mise en place d’actions managériales, l’optimisation de son portefeuille d’activités et la baisse des autres revenus (niveau minimal de 210 millions d’euros)».
En 2027 et 2028, le groupe prévoit une croissance organique annuelle de l’Ebitda comprise entre 8% et 12%.
Retour aux actionnaires
Chaque année, la société vise un taux de conversion free-cash-flow sur Ebitda supérieur ou égal à 65% «reflétant le profil de génération de cash élevée et prévisible d’Edenred».
«Edenred a présenté un profil de génération de cash moins attractif qu’auparavant», souligne l’analyste financier. Lors de son précédent plan «Beyond», qui couvrait la période 2023-2025, Edenred tablait sur un taux de conversion free-cash-flow sur Ebitda supérieur à 70%.
Enfin, le groupe a confirmé son objectif d’un revenu total de plus de 5 milliards d’euros en 2030, ce qui n’est pas une surprise pour l’analyste. Le chiffre d’affaires total du groupe avait atteint 2,86 milliards d’euros en 2024.
Edenred a enfin annoncé maintenir une enveloppe de capex totale entre 6% et 8% des revenus annuels et une politique de retour aux actionnaires fondée sur l’augmentation progressive du dividende par action et des rachats d’actions.
La fintech a indiqué répondre à des questions de la justice belge après que des informations de presse ont fait état d’une enquête pour blanchiment. L’action, récemment cotée au Nasdaq, accuse le coup.
Pour la seconde année consécutive, la fintech a profité de Choose France pour faire des annonces d'investissement. 200 emplois supplémentaires devraient également être créés d'ici à 2030 dans l'Hexagone.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...