Edenred met le numérique au cœur de sa stratégie
Pour sa première journée investisseurs, Edenred a confirmé ses objectifs à moyen terme. Avant d’ «Inventer 2016», le groupe de services prépayés va «Conquérir 2012». Cette stratégie se déclinera en deux axes principaux: la croissance organique et l’accélération de la transition au numérique.
D’une part, la croissance interne du volume d’émission est attendue entre 6 et 14% par an (+10% en 2010, et +9,7% sur les neuf premiers mois 2011). Une progression permise par l’augmentation du taux de pénétration sur les marchés existants (2 à 5%), par la création de nouvelles solutions et le déploiement des existantes (2 à 4% après 2012), par l’extension géographique avec l’ouverture de 6 à 8 pays d’ici à 2016 (1 à 2% après 2014), et par le relèvement de la valeur faciale des solutions (1 à 3%). D’autre part, la transition au numérique va s’accélérer, avec un objectif de volume d’émission électronique de 50% en 2012 (contre 34% en 2010 et 41% attendus en 2011) et de plus de 70% en 2016. Si l’Amérique latine est très en avance, avec un taux de dématérialisation de 71% prévu en fin d’année, l’Europe devrait seulement atteindre les 10% fin 2011.
Cette accélération au numérique entraînera des coûts d’exploitation additionnels de 10 à 15 millions d’euros en 2011 et en 2012 (après 4 millions en 2010), mais permettra de générer des revenus additionnels compensant les moindres revenus liés aux produits perdus une fois le passage au numérique effectué. Elle réduira aussi la structure de coûts de 5 à 10%, grâce à l’allègement des frais de production et de logistique. Après cette transformation, Edenred vise un objectif de taux de transformation opérationnelle (ratio entre variation du résultat courant opérationnel et variation du chiffre d’affaires, en données comparables) supérieur à 50%, contre environ 30% actuellement.
Avec un volume d’émission de près de 14 milliards d’euros en 2010, sur un marché du paiement prépayé B2B estimé à 121 milliards d’euros, Edenred conserve un large potentiel de développement. Le groupe va continuer à offrir de nouvelles solutions (69 fin 2010 et 80 fin 2012) dans les avantages aux salariés (87% de son volume d’émission). Il va aussi se renforcer dans les gestions de frais professionnels et les solutions de motivation; et développer les programmes sociaux publics pour les institutions voulant contrôler et «tracer» les fonds qu’elles attribuent.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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