David Layani veut conserver «les bijoux de famille» d’Atos
Les prochains jours s’annoncent une nouvelle fois animés pour Atos. Une semaine après qu’Airbus a annoncé renoncer à son projet de rachat d’une partie de ses activités, le groupe d’informatique en difficulté a réagi aux propos d’un de ses principaux actionnaires.
David Layani, président fondateur de Onepoint, a dévoilé au quotidien Le Figaro son plan pour sauver Atos. Il a notamment appelé à «mettre fin immédiatement à tout projet de cession» alors que l’entreprise était engagée dans des processus de vente – qui n’ont pas abouti – au géant de l’aéronautique et à Daniel Kretinsky.
«Ce n’est pas au moment où l’on doit se réinventer et repartir qu’il faut vendre ses bijoux de famille», a estimé le dirigeant d’un des principaux actionnaires de la société, qui a indiqué en décembre dernier détenir 11,4% de son capital. Alors que le ministère des Finances, qui s’intéresse de près au sujet, a déclaré la semaine dernière que «l’Etat construira[it] ces prochaines semaines une solution nationale de protection des activités stratégiques [d’Atos]», David Layani a répliqué que la souveraineté «ne se découpait pas» et que son projet était «la meilleure réponse à la préoccupation légitime de Bruno Le Maire».
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Les résultats le 26 mars
Le fondateur de Onepoint a prévenu que les créanciers devront «faire un effort» et que les actionnaires devront «mettre de l’argent». Dans ce cadre, sa société serait prête à participer «à une solution de recapitalisation».
Atos a de son côté indiqué dans un communiqué publié lundi matin prendre «note» des propos tenus par David Layani, précisant qu’ils n’engageaient «pas la société et son conseil d’administration». «Le plan de Onepoint n’a pas été présenté au Conseil d’administration de la société qui, si et quand il le sera, pourra l’analyser et communiquer en temps voulu sur sa position».
Cet entretien «ne modifie pas la donne sur le dossier Atos, chacun cherchant à avancer ses pions dans un contexte de très faible visibilité», indiquent les analystes d’Invest Securities. «La seule certitude aujourd’hui, c’est que les actionnaires seront massivement dilués au regard d’une capitalisation boursière tombée sous le seuil des 200 millions d’euros» et d’un endettement élevé, ajoutent-ils.
De leur côté, les analystes de la Société Générale ont réduit lundi leur recommandation sur le titre Atos de «conserver» à «vendre» et sabré leur objectif de cours de 10 euros à 0,20 euro.
Atos présentera mardi matin ses résultats annuels 2023 – qui devaient initialement être dévoilés le 29 février – ainsi que «les prochaines étapes».
A la Bourse de Paris, l’action Atos grimpait de 1% après ces annonces lundi après avoir gagné jusqu'à 5,9% en début de séance.
(Avec Agefi-Dow Jones)
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