Dassault Systèmes compte doubler son bénéfice par action en cinq ans
Dassault Systèmes semble loin d’avoir épuisé son potentiel de croissance. Le spécialiste des logiciels de création 3D et de la gestion du cycle de vie des produits, qui tenait vendredi sa journée investisseurs, s’est en effet fixé «un objectif de bénéfice net par action (BNPA) non-IFRS d’environ 7 euros» à l’horizon 2019. Ceci correspond à un doublement de son résultat sur cinq ans, puisqu’il prévoit un BNPA compris entre 3,45 et 3,50 euros pour l’exercice 2014.
Thibault de Tersant, directeur général adjoint en charge des finances, précise que cet objectif, qui sous-tend une progression annuelle moyenne d’environ 15%, tient compte des taux de change en vigueur pour le dollar, le yen et les autres principales devises.
Le dirigeant ajoute que le groupe sera en mesure de réaliser l’objectif de son précédent plan stratégique qui anticipait «un BNPA multiplié par plus de deux» sur la période 2009-2014 à environnement économique inchangé. «A taux de change constants, cette performance reflète un taux de croissance annuel organique moyen de 9% de notre chiffre d’affaires logiciel non-IFRS, et, en tenant compte des acquisitions réalisées au cours de la période, de 14% pour notre chiffre d’affaires logiciel non-IFRS total», détaille-t-il. Le chiffre d’affaires consolidé devrait ainsi être compris entre 2,3 et 2,5 milliards d’euros cette année, contre 1,25 milliard voici cinq ans.
Avec 44% de ses effectifs dans des activités de R&D, Dassault Systèmes estime que son marché adressable devrait passer d’environ 12 milliards d’euros à l’heure actuelle à plus de 24 milliards d’euros à moyen terme, grâce principalement à la mise en place de plates-formes logicielles 3D en temps réel et à la déclinaison de son offre produits à travers ses différentes marques (Catia, Delmia, Enovia, Netvibes…).
Le groupe mise également sur le renforcement de sa position concurrentielle sur de nombreux segments de marché. Historiquement bien implanté dans le secteur aéronautique, l’industrie, le transport et les ressources naturelles, il compte se développer davantage dans la construction, l’énergie, la finance, la santé, les biens de consommation ou la distribution. A titre d’exemple, son logiciel de gestion collaborative Enovia V6 a récemment été choisi par les laboratoires Pierre Fabre pour visualiser en temps réel le flux de production des matières premières et les données réglementaires afférentes au processus de fabrication.
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