Casino a changé de main
Casino n’est plus le groupe de Jean-Charles Naouri. Comme annoncé le 25 mars, le distributeur en difficulté a réalisé la restructuration préparée depuis plusieurs mois. L’opération lui permet de réduire son endettement net de 4,9 milliards d’euros via la transformation de dettes en capital et une levée de fonds de 1,2 milliard d’euros.
Les actionnaires, y compris le désormais ex-PDG et actionnaire majoritaire, ont été dilués à plus de 99%. France Retail Holding, une entité détenue indirectement par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, prend le contrôle de l’entreprise avec plus de 50% des actions.
Le capital de Casino est désormais composé de 37,3 milliards de titres représentant 37,3 milliards de votes théoriques. Le groupe procèdera courant avril à un regroupement de titres, à raison d’une nouvelle action pour 100 anciennes, ce qui devrait permettre à la valeur de sortir du statut de «penny stock», ces titres dont le prix est inférieur à 1 euro, à l’image de l’opération récemment réalisée par Orpea dans la foulée de sa propre restructuration.
Nouveaux dirigeants
Le changement de contrôle de Casino entraîne également une modification de la direction de l’entreprise. Laurent Pietraszewski devient président du conseil d’administration et Philippe Palazzi est nommé directeur général. Nathalie Andrieux, Elisabeth Sandager, Athina Onassis, Pascal Clouzard et Branislav Miškovič complètent le nouveau conseil d’administration. Thomas Piquemal et Martin Plavec sont nommés censeurs. Thomas Doerane, représentant de la société Attestor, a également été nommé censeur mais il renonce temporairement, à compter du 28 mars, à siéger «afin de prévenir la détention d’informations privilégiées concernant le groupe», a indiqué Casino dans le communiqué.
Le représentant des salariés au conseil d’administration sera nommé ultérieurement. Ces nominations devront être ratifiées par l’assemblée générale prévue le 11 juin prochain.
Après avoir été suspendue de cotation le 27 mars, l’action Casino est de nouveau négociable depuis jeudi matin. Peu après 9h, elle plongeait de 35%, à 0,07 euro. Un prix correspondant peu ou prou à la valeur théorique du titre post-restructuration.
A lire aussi : Atos entame une course contre la montre pour sa survie
Plus d'articles du même thème
-
Couche-Tard va racheter le distributeur polonais Zabka pour 7,6 milliards d'euros
Un an après avoir renoncé au japonais Seven & i, le distributeur québécois lance une offre publique volontaire sur la totalité du capital de Zabka, premier réseau de magasins de proximité polonais, valorisé 32,62 milliards de zlotys. -
Toujours porté par les centres de données, Legrand relève ses objectifs
Les résultats du groupe français ont affiché une progression à deux chiffres au premier semestre et les dirigeants visent désormais une croissance organique comprise entre 8% et 10% pour l'ensemble de l'année. -
Orange est à la fête en Bourse après le relèvement de ses objectifs pour 2026
Le groupe de télécoms prévoit désormais une croissance de son excédent brut d'exploitation de plus de 4% après une progression de 5% sur les six premiers mois de l'année.
ETF à la Une
Pimco lance un nouvel ETF Ucits
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- Les investisseurs troquent leurs carrés Hermès contre des sacs Gucci
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Clap de fin pour plusieurs plateformes historiques d'échange crypto
Contenu de nos partenaires
-
La Chine utilise les IA américaines pour renforcer ses capacités militaires, selon une enquête
Des chercheurs liés à l’armée chinoise auraient exploité les réponses de modèles conçus par OpenAI et Anthropic pour entraîner des systèmes destinés à la surveillance, aux drones ou à la reconnaissance de cibles -
A tâtonsPékin veut soutenir son économie, mais le signal envoyé manque de force
Les responsables du Parti communiste chinois demandent des mesures plus proactives, mais n'appellent pas à un vaste plan de relance pour stimuler la faible demande intérieure -
Face aux critiques, Gianni Infantino renonce au projet d’ouverture de la Fifa aux investisseurs privés
Face à la fronde des confédérations, notamment de l'UEFA, Gianni Infantino a annoncé samedi le retrait de son projet destiné à ouvrir une partie des activités commerciales de la Fifa à des investisseurs privés