Capgemini et Altran franchissent une nouvelle étape vers leur rapprochement
Capgemini et Altran Technologies ont annoncé par communiqué, lundi matin, avoir franchi une nouvelle étape en vue de la création d’un leader mondial de la transformation digitale des entreprises industrielles et de technologie. Le 11 août 2019, les deux groupe sont en effret parvenus à la signature d’un accord de rapprochement (Tender offer agreement) qui énonce les termes et conditions du projet d’acquisition d’Altran par Capgemini dans le cadre d’une offre publique d’achat amicale au prix de 14 euros par action.
Cette étape, avant la finalisation de ce rapprochement qui reste envisagée d’ici fin 2019, fait suite à la signature de l’accord de négociations exclusives le 24 juin 2019, et à la finalisation des procédures d’information-consultation des instances représentatives du personnel requises au sein de Capgemini et d’Altran, précisent le communiqué. Le Comité d’entreprise international de Capgemini a émis son avis sur l’opération le 16 juillet 2019, et le Comité central d’entreprise de l’UES d’Altran et le Comité d’entreprise européen d’Altran ont également chacun émis leur avis sur l’opération le 2 août 2019 et le 8 août 2019, respectivement.
Réuni le 9 août 2019, le conseil d’administration d’Altran a considéré à l’unanimité des membres présents ou représentés que l’offre est dans l’intérêt de la société, de ses actionnaires, de ses salariés ainsi que des autres parties prenantes, a approuvé les termes de l’offre, et a indiqué que, sous réserve des obligations qui lui incombent en vertu des lois applicables et des termes et conditions de l’accord de rapprochement, il avait l’intention de recommander aux actionnaires de la société d’apporter leurs actions à l’offre dans le cadre de l’avis motivé qui sera rendu après remise du rapport de l’expert indépendant. Le conseil d’administration d’Altran a également désigné le cabinet Finexsi en qualité d’expert indépendant.
Le dépôt de l’offre par Capgemini demeure soumis à la réalisation de diverses conditions préalables usuelles liées notamment à l’obtention d’autorisations réglementaires (comme le CFIUS aux Etats-Unis, et au titre du contrôle des concentrations). Cependant, Capgemini se réserve la possibilité d’y renoncer et de déposer l’offre publique d’achat avant la finalisation de ces dernières démarches.
L’offre sera soumise à la condition de l’obtention par Capgemini d’un nombre d’actions représentant au moins 50,10 % du capital social et des droits de vote d’Altran sur une base entièrement diluée.
De son côté Capgemini a annoncé, le 29 juillet, avoir signé un accord en vue d’acquérir Konexus Consulting, leader du conseil en stratégie et management pour l’industrie énergétique en Allemagne. «Cette acquisition vient renforcer Capgemini Invent, la marque d’innovation, de conseil et de transformation digitale du groupe Capgemini, sur les marchés de l’Allemagne et de l’Europe centrale», indique le groupe dans un communiqué.
Plus d'articles du même thème
-
UniCredit va pouvoir prendre le contrôle de Commerzbank
La banque italienne a obtenu le feu vert de la BCE pour monter au-delà des 30% du capital de sa concurrente allemande. Elle pourrait en détenir près de 50% d’ici la fin de l’année. -
L'Etat impose sa loi au tour de table d'Eramet
Le sauvetage financier du groupe minier ressemble à une nationalisation qui ne dit pas son nom. L'Agence des participations de l'Etat ne dépassera pas le seuil fatidique des 50% du capital, mais son poids relèguera de fait les autres actionnaires, famille Duval comprise, à un rang subalterne. -
MPS continue de défendre son projet industriel face à l’offre d’Intesa
A l’issue d’un conseil d’administration extraordinaire, la banque de Sienne a exprimé ses réserves à l’égard de l’offre de la principale banque italienne, sans toutefois annoncer de contre-mesures défensives.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Ledger fait face à une cyberattaque d'un nouveau genre sur la blockchain
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les marchés monétaires recommencent à inquiéter en zone euro
Contenu de nos partenaires
-
Parcoursup, ce totem du mouvement lycéen qui s'impose dans la course à l'Elysée
Jean-Luc Mélenchon accuse la plateforme de « tri social ». Les autres candidats proposent de la faire évoluer, voire de la supprimer. Mais personne n'a de solution miracle pour régler la question de l’accès aux études supérieures -
Budget 2027 : les députés refusent tout effort sur les retraités
Après le rejet de la réforme de l'abattement de 10 % des retraités, mesure clé du PLF, les parlementaires, réunis en commission, ont rejeté la désindexation des pensions inscrite dans le budget de la Sécu -
Les risques de débordement « se confirment » : à quoi s'attendre ce 17 octobre ?
Selon différentes sources sécuritaires, des mouvances violentes pourraient infiltrer les cortèges et faire dégénérer les manifestations. Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, veut se montrer ferme pour l’occasion