Brookfield a déposé son offre sur Neoen
La société de gestion canadienne Brookfield a déposé jeudi soir son projet d’offre publique d’achat simplifiée (OPAS) obligatoire en numéraire portant sur les actions et les obligations à option de conversion et/ou d'échange en actions nouvelles ou existantes (Oceane) en circulation du producteur d'énergies renouvelables Neoen, selon un avis publié par l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Brookfield avait fait part de cette intention le 27 décembre 2024, lors de l’annonce de l’acquisition de 53,12% du capital de Neoen, au prix de 39,85 euros par action, notamment auprès du fonds d’investissement Impala, détenu par l’entrepreneur Jacques Veyrat.
Au 2 janvier 2025, Brookfield détenait «directement et indirectement, seul et de concert, 82.250.985 actions Neoen représentant autant de droits de vote, soit 53,81% du capital et des droits de vote de cette société», a précisé l’AMF dans son avis publié jeudi soir. En revanche, la société de gestion ne possédait aucune Oceane à cette date.
Le prix de l’OPAS initiée par Brookfield s'établit à 39,85 euros par action Neoen, à 48,14 euros par Oceane émise en 2020 et à 101.382 euros par Oceane émise en 2022.
A lire aussi: Neoen donne un signal d’achat au secteur des énergies renouvelables
Bpifrance a déjà vendu
Le conseil d’administration de Neoen a recommandé à l’unanimité aux actionnaires et porteurs d’Oceane d’apporter leurs titres à l’offre de Brookfield, dont les termes ont été qualifiés d’«équitables» par le cabinet d’experts indépendant Finexsi sollicité par l’entreprise.
Par ailleurs, Bpifrance, par l’intermédiaire de son fonds ETI 2020, a déjà vendu l’intégralité de ses actions Neoen à Brookfield le 27 décembre 2024, selon un autre avis publié par l’AMF jeudi soir.
Comme déjà annoncé, Brookfield a l’intention de demander, dans un délai de trois mois à l’issue de la clôture de l’OPAS, et si les conditions requises sont réunies, la mise en oeuvre d’un retrait obligatoire visant les titres Neoen non présentées à l’offre, aux prix de l’offre.
Selon un calendrier indicatif, l’offre devrait être ouverte le 30 janvier prochain, jusqu’au 27 février.
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Beyrouth - L’armée israélienne a poursuivi mardi ses frappes au Liban, tuant dans le sud 13 personnes, qui viennent s’ajouter aux 380 morts depuis l’instauration du cessez-le-feu le 17 avril, selon les autorités. Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s’y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l’armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu’il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. «Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés», une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts «dont un soldat et un ressortissant syrien», et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué «quatre citoyens dont un enfant et une femme», et blessé deux autres, a indiqué le ministère. «Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l’ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D’après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. «Nous ne nous rendrons pas» Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu’il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. «Nous ne nous rendrons pas», a affirmé le chef de l’organisation, Naïm Qassem. «Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d’Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël «dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah». Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d’abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d’Israël du Liban. Après l’entrée en vigueur de la trêve, l’armée israélienne a établi en territoire libanais une «ligne jaune» à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu’au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une «opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani». Interrogée par le bureau de l’AFP à Jérusalem, l’armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant. © Agence France-Presse