Bourbon accroît sa marge de manœuvre pour financer ses investissements
Bourbon vient d’annoncer l’obtention de 420 millions d’euros de nouveaux emprunts bancaires afin de financer l’extension de sa flotte de navires. Le groupe français, spécialisé dans les services maritimes parapétroliers, a tout d’abord conclu avec huit établissements bancaires français un club deal pour 240 millions d’euros. Ce financement viendra compléter les trois club deals déjà en place, d’un montant respectif de 320 millions (amortissables sur 10 ans à partir de 2009), 450 millions (amortissables sur 10 ans à partir de 2010) et 318 millions d’euros (amortissables sur 5 ans depuis juillet 2011).
Le solde, soit 180 millions d’euros, provient d’emprunts obtenus auprès de six banques étrangères afin de renforcer «la diversification géographique des financements», indique le groupe, en ajoutant que les documentations juridiques définitives de ces emprunts «devraient être finalisées d’ici fin juillet 2012». Ces nouveaux financements accompagneront «l’entrée en flotte des nouveaux navires au rythme de 1 navire tous les 12 jours», précise Laurent Renard, directeur général délégué finance & administration de Bourbon.
Ils permettront au groupe «de renforcer sa flotte notamment dans le domaine de l’offshore continental», relèvent les analystes d’Oddo Midcap en jugeant la stratégie «relativement différenciante» par rapport à ses principaux concurrents comme le texan Tidewater. Dans le cadre de son plan stratégique Horizon 2015, Bourbon a prévu d’investir au total 1,5 milliard d’euros et il lui reste à engager un tiers de ce montant. Avec un objectif de 600 navires en 2015, il aura augmenté sa flotte de 35% par rapport au 31 mars dernier (443 navires).
Selon les calculs d’Oddo Midcap, «le pic de la dette devrait être atteint en 2013 avec environ 2,3 à 2,4 milliards d’euros de dette nette, soit un ‘gearing’ proche de 150%». Fin 2011, son endettement net était légèrement inférieur à 2 milliards fin 2011, dont 600 millions avec une échéance de moins d’un an. En tenant compte de la facilité de 400 millions de dollars obtenue de China Exim Bank en juin 2010, «Bourbon a globalement couvert tous ses besoins de refinancement pour 2012», estiment donc les analystes de Kepler, en misant sur un refinancement obligataire d’ici à 2015 «en fonction des conditions de marché».
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