BioMérieux monte à 100% d’une start-up norvégienne
Le spécialiste du diagnostic in vitro BioMérieux a annoncé lundi l’acquisition des 80% du capital de SpinChip Diagnostics qu’il ne détient pas déjà pour un montant d’environ 111 millions d’euros en numéraire.
SpinChip, une start-up norvégienne spécialisée dans les tests immunoessais, a une valeur d’entreprise totale de 138 millions d’euros, a précisé BioMérieux, qui s’attend à boucler l’opération «prochainement».
«Avec un premier lancement de produit attendu en 2026, cette acquisition contribuera au développement de l’activité de BioMérieux au-delà de 2028", a expliqué le groupe dans un communiqué.
Bien accueilli
«Les dépenses d’exploitation liées à l’intégration et au développement des solutions SpinChip seront entièrement intégrées dans les investissements annuels de R&D [recherche et développement, ndlr] de BioMérieux (environ 12% des ventes annuelles) par redéploiement des ressources internes», a ajouté le spécialiste du diagnostic in vitro.
SpinChip a développé un analyseur capable de «délivrer un résultat à partir d’un échantillon de sang en dix minutes avec la même performance de haute sensibilité que les instruments de laboratoire», indique BioMérieux. Le groupe français avait pris 20% de la start-up en mars 2024.
Après l’annonce de cette acquisition, l’action BioMérieux bondissait de plus de 4% à la Bourse de Paris lundi matin, touchant au passage un sommet de trois ans. Elle a clôturé la séance en hausse de 3,6% à 110 euros.
«Cette opération est financièrement marginale pour BioMérieux, mais témoigne de la volonté du groupe de relancer la croissance de sa division Immunoessais qui souffre d’un manque d’innovation sur un marché très concurrentiel», a commenté Invest Securities.
A lire aussi : Pour Medincell, le SBF 120 constitue un tremplin pour rêver plus grand
Plus d'articles du même thème
-
Pacific AM s'empare du gestionnaire londonien Asset Value Investors
La société de gestion londonienne, filiale de Pinnacle IM, a annoncé que cette acquisition permettait de réunir deux gestionnaires complémentaires. -
Prologis s'empare de Segro pour 14 milliards de livres
Le 4 août, le spécialiste américain de l'immobilier logistique, déjà première foncière logistique cotée au monde, a transformé en engagement ferme son offre sur la foncière britannique d'entrepôts et de centres de données. Après trois révisions de l'offre. -
L’agrochimie soutient le bénéfice opérationnel de Bayer
Grâce à la forte baisse de ses provisions pour litiges, le groupe allemand a renoué avec un résultat net positif au deuxième trimestre 2026.
ETF à la Une
First Trust et Global X ETFs rejoignent la course aux ETF spatiaux
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- Les investisseurs troquent leurs carrés Hermès contre des sacs Gucci
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Citadel vole au secours d'un concurrent mis au tapis par la correction de la tech
Contenu de nos partenaires
-
Résultats trimestriels de SpaceX : l'heure de vérité pour Elon Musk
SpaceX dévoile ses premiers résultats trimestriels en Bourse mardi soir, alors que sa valeur a dévissé de moitié en deux mois. Elon Musk devra rassurer face à une dette colossale et des ambitions galactiques -
Deux salles, deux ambiancesCrise de Ceuta : le Maroc au défi de sa réalité sociale
Le royaume multiplie les grands événements et projets d'infrastructure, projetant une image de pays émergent. Son incontestable développement économique reste cependant profondément inégalitaire -
EditoPrésidentielle 2027 et ingérences russes : l'école, premier rempart de la démocratie face aux deepfakes
Après les algorithmes et les réseaux sociaux, le scrutin de 2027 sera le premier à l’heure de l’IA générative. Même si les précédentes campagnes connurent leur lot d’intox et d’infox, pour celle-ci, il va falloir plus que jamais trier le vrai du faux, se méfier d’éléments d’informations avérés mais… manipulés