Banijay rachète un spécialiste des paris sportifs pour 4,6 milliards d’euros
La maison mère de Betclic détiendra 65% d’un nouvel ensemble pesant 3 milliards d’euros de revenus dans les paris sportifs et les jeux en ligne. Elle revendique 6,5 millions de clients.
Mardi matin, Banijay Group, qui détient déjà Betclic, a dévoilé son intention de racheter le spécialiste des paris sportifs Tipico Group sur la base d’une valeur d’entreprise de 4,6 milliards d’euros auprès du spécialiste du capital investissement CVC et des fondateurs de la société.
L’entreprise, basée à Malte et active essentiellement en Allemagne, sera intégrée à une nouvelle entité baptisée Banijay Gaming et détenue à hauteur de 65% par la maison mère du groupe de Stéphane Courbit. Sur une base pro forma, le nouvel ensemble aurait enregistré un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros en 2024, 854 millions d’euros d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté et 716 millions d’euros de flux de trésorerie disponible ajusté. Grâce à ses trois marques phares – Betclic, Tipico et Admiral – le groupe servira près de 6,5 millions de clients et emploiera 5.300 salariés.
L’opération portera par ailleurs les revenus de Banijay Group à 6,4 milliards d’euros pour 1,4 milliard d’euros d’Ebitda ajusté, en pro forma 2024. L’acquéreur est conseillé par BNP Paribas et D’Angelin & Co, tandis que Rothschild épaule la cible.
Dans le détail, Banijay Group rachètera la participation majoritaire de CVC dans Tipico via un paiement en numéraire puis les actionnaires des deux entités, y compris les fondateurs, deviendront actionnaires du nouvel ensemble. Grâce à un système d’options accordées par les fondateurs de Tipico et par CVC, Banijay Group pourra grimper à 72% minimum de la société.
Banijay a prévu de financer l’opération grâce à «un package de financement dédié pour un montant principal d’environ 3 milliards d’euros, incluant le refinancement de la dette existante du groupe Tipico, souscrit par certains des principaux partenaires financiers de Betclic», a indiqué la société dans un communiqué.
Après l’opération, l’endettement du groupe Banijay devrait représenter 3,5 fois son Ebitda avant de tomber sous 2,5 fois dans les trois ans suivant la clôture de la transaction, prévue mi-2026. Cotée à la Bourse d’Amsterdam depuis 2022, l’action de la société a bondi de 7,7% mardi. A fin 2024, Stéphane Courbit détenait 45,4% du capital et 71,37% des droits de vote via la holding Financière Lov. Deuxième actionnaire, Vivendi pointait à 19,2% des titres pour 10% des voix.
La banque italienne a réussi à convaincre de nombreux actionnaires d’apporter leurs titres à son offre ces derniers jours. Sa détention directe dépasse désormais le seuil des 30% et même 50% en tenant compte de l’ensemble des produits dérivés à sa disposition.
Le rachat de Mediobanca n’est même pas encore digéré que MPS fait déjà l’objet de multiples spéculations. Toutes voient la plus vieille banque italienne qui a frôlé la faillite au milieu des années 2010 jouer un nouveau rôle majeur dans la consolidation du secteur dans le pays.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...