Atos maintiendra jusqu’au 27 juin son offre de rachat en numéraire sur Steria
La fin de non-recevoir infligée par Steria à Atos concernant un éventuel rapprochement entre les deux SSII ne semble pas décourager ce dernier. Alors que Steria a officiellement dévoilé voici maintenant deux semaines vouloir mener à bien avec Sopra un projet de fusion par échange d’actions, Atos a indiqué vendredi dernier avoir «entretenu depuis plusieurs mois des discussions amicalesavec Steria, y compris avec le président du conseil de surveillance et avec le gérant exécutif de la société», respectivement Jacques Benz et François Enaud. Réagissant à ce communiqué, Steria a nié l’existence de telles discussions, en considérant que la démarche d’Atos, non sollicitée, «ne pouvait viser qu’à perturber les négociations exclusives en cours avec Sopra».
«La proposition d’un rachat en numéraire au prix de 22 euros par action est une offre amicale et juridiquement ferme», a confirmé hier à l’Agefi un porte-parole d’Atos, en ajoutant que cette offre, actuellement non signée, restera valable jusqu’à la date de l’assemblée générale de Sopra, qui aura lieu le 27 juin à Paris. Atos, qui a tenu l’Autorité des marchés financiers (AMF) informée des différentes étapes de sa démarche, demeure ouvert à des discussions concernant les modalités de cette offre. Il estime par ailleurs celle-ci «parfaitement conforme» à ses règles de discipline financière et «fortement relutive» pour ses propres actionnaires, compte tenu des synergies identifiées.
Etant donné que Steria a un statut de société en commandite par actions (SCA), toute offre hostile aurait de toute façon une très faible probabilité d’aboutir. Il n’en reste pas moins que la proposition d’Atos a été envoyée le 4 avril au président du conseil de surveillance de Steria et à celui de son comité stratégique, c’est-à-dire la semaine précédant l’annonce officielle de son projet de fusion avec Sopra.
Pour des raisons de bonne gouvernance, il est essentiel que cette proposition ait bien été transmise à l’ensemble des membres du conseil de surveillance de la cible. L’annonce plus rapide d’une proposition alternative de rapprochement aurait en outre contribué à davantage de transparence vis-à-vis des investisseurs. Pour mémoire, la réussite de la transaction entre Steria et Sopra, qui doit être bouclée durant l’été, est notamment soumise «à l’obtention d’au moins deux tiers du capital et des droits de vote de Steria».
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