AT&T miserait 50 milliards de dollars pour le rachat de DirecTV
Le géant américain des télécoms AT&T serait, selon diverses sources, en discussions avancées en vue de l’acquisition de DirecTV pour environ 50 milliards de dollars. La rumeur d’une telle opération avait fait surface la semaine passée, des informations faisant état de l’étude par DirecTV avec l’appui de banques, dont Goldman Sachs, d’une fusion avec son prétendant pressenti. Le Wall Street Journal a le premier évoqué hier la signature possible d’un accord au cours des deux prochaines semaines. Le quotidien indique toutefois que de précédentes discussions avaient échoué notamment pour cause de désaccord sur le prix.
Des informations concordent ainsi pour envisager désormais une offre mixte valorisant la cible californienne à quelque 100 dollars par action. Le titre a clôturé hier soir en repli de 0,97% à 87,16 dollars, mais bondissait de près de 6% dans les échanges après-Bourse. Le prix évoqué offre une prime de 29% par rapport au cours précédant les premiers bruits de discussions. La capitalisation boursière d’AT&T, qui se refusait dans la soirée à tout commentaire, est de 185 milliards de dollars.
Bloomberg croit savoir que, selon le projet en discussions, l’équipe dirigeante du groupe de télévision par satellite resterait en poste pour continuer de gérer l’entreprise comme une division d’AT&T. Le directeur général Mike White songerait tout de même à prendre sa retraite «après 2015».
Le regroupement d’AT&T et de DirecTV créerait un géant de la télévision payante proche en taille de ce que deviendra Comcast s’il parachève son acquisition de Time Warner Cable. Le câblo-opérateur Comcast a annoncé fin avril qu’il céderait 3,9 millions d’abonnés à ses services vidéo, dont 1,4 million à Charter Communications, afin d’obtenir le feu vert des autorités de régulation à son projet de fusion dévoilé en février. Selon Bloomberg, AT&T estime que la revue réglementaire de son projet de rapprochement avec DirecTV pourrait durer douze mois.
Le Wall Street Journal souligne que le fait pour AT&T de négocier une offre mixte présente l’avantage non négligeable de pouvoir limiter son endettement et donc d’aider à préserver sa notation crédit. Des sources citées par le quotidien préviennent tout de même que le versement de dividendes, corollaire à l’émission de nouveaux titres, constitue un autre sujet de préoccupation pour le géant américain.
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