Antoine Frérot assoit un peu plus son pouvoir à la tête de Veolia
Antoine Frérot aura les coudées plus franches pour mener à bien le plan de restructuration de Veolia Environnement. Grâce au remaniement du conseil d’administration du groupe de services aux collectivités (distribution d’eau, recyclage des déchets…) décidé hier, et qui doit être voté par l’assemblée générale du 16 mai, le PDG voit partir deux des cinq administrateurs qui ont récemment mis en doute sa stratégie. Les mandats de Jean-François Dehecq et d’Esther Koplowitz, qui expiraient cette année, ne sont pas reconduits.
Tous les deux s’étaient abstenus lors du conseil d’administration du 29 février dernier au cours duquel la question de confiance avait été posée sur la stratégie suivie par Antoine Frérot. Le mandat de George Ralli, qui s’était également abstenu lors de ce conseil, est reconduit. Il représentera désormais les intérêts de Groupama au conseil, à la place de Jean Azéma qui a démissionné en février. L’assureur détient 5,4% du capital de Veolia. Les deux derniers «opposants», Philippe Kourilsky, et surtout Henri Proglio, l’ancien PDG de Veolia, à l’origine de la contestation, restent au conseil. Leurs mandats arrivent à échéance en 2013. Enfin, Serge Michel, 85 ans, figure de la maison Veolia du temps de la Générale des Eaux, est reconduit pour une durée de quatre ans.
Ce remaniement permet de faire entrer du sang neuf dans un conseil d’administration vieillissant (66 ans de moyenne d’âge) et dont près du quart des membres sont présents depuis plus de dix ans. Les nominations de Maryse Aulagnon, membre du conseil de surveillance de BPCE et administratrice d’Air France-KLM, de Nathalie Rachou, administratrice de la Société Générale, et de Jacques Aschenbroich, directeur général de Valeo, seront proposées au vote de l’AG. Après la démission en février d’Augustin de Romanet, la CDC, actionnaire de référence de Veolia avec 9,5%, sera représentée par Olivier Mareuse. Le conseil comptera 17 administrateurs.
Cette nouvelle gouvernance était espérée par les investisseurs, inquiets des conséquences qu’aurait pu provoquer la fragilité du pouvoir d’Antoine Frérot, voire son remplacement à la tête du groupe. Le plan de cessions d’actifs et de réduction des coûts est clairement appuyé par les actionnaires. Depuis la confirmation de la stratégie par le conseil du 29 février, l’action Veolia a bondi de 33%. Hier, elle a encore gagné 1,08% à 12,14 euros.
Plus d'articles du même thème
-
L’obligataire renoue avec un plus haut de deux ans dans le Panel Allocation
Cette classe d’actifs pèse de nouveau 45% dans les portefeuilles, tandis que les actions reculent à 49% et les actifs alternatifs à 4%. -
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Récits du quotidien« C’est ce qu’aurait fait de Gaulle » : ce que cache la popularité de David Lisnard sur les réseaux sociaux
Le candidat libéral a vu sa notoriété gonfler sans adopter les mêmes codes de communication que les autres candidats à l’élection présidentielle -
Déjà-vuRelever le plafond du livret A pour financer la rénovation des lycées, une fausse bonne idée ?
Le gouvernement réfléchit à augmenter le maxixum pouvant êre mis sur placement préféré des Français à 30 000 euros. Une mesure qui pourrait toutefois faire chou blanc -
La Fabrique de l'OpinionGaspard Koenig : « Il est insensé que les partis du centre et de la droite ne saisissent pas l’importance systémique de l'écologie »
« A quoi bon parler des retraites ou de la croissance si notre milieu devient invivable, si les sols sont infertiles et les rivières asséchées ? Si les libéraux sont fidèles à l’ouverture intellectuelle et au respect de la science qu’ils revendiquent, les faits devraient les obliger »