Albioma se convertit à l’EuroPP pour sa dette corporate
En émettant par placement privé la première obligation de son histoire pour refinancer sa dette corporate, Albioma a fait un choix délibéré. Car si le crédit bancaire est de nouveau disponible et concurrentiel, le format EuroPP présentait deux avantages pour l’ex-Séchilienne: une maturité plus longue, 6,5 ans contre 5 ans pour la dette bancaire, et un remboursement in fine plutôt que de l’amortissable.
Le tout dans des conditions de taux tout à fait concurrentielles: les 80 millions d’euros d’obligations d’Albioma portent un coupon de 3,85%.
«Nous sollicitons régulièrement les banques pour le financement de nos projets de centrales électriques. Cette émission nous permet de diversifier nos sources et de rediriger la capacité de financement vers de la dette projets alors que le groupe a engagé un plan d’investissement d’un milliard d’euros d’ici à 2023», explique Julien Gauthier, le directeur financier d’Albioma.
Ces 80 millions d’euros serviront à financer les besoins de la holding, jusqu’à présent couverts par une ligne bancaire qui arrivait à échéance l’an prochain. Chaque projet de centrale biomasse ou solaire restera financé par de la dette ad hoc, sans recours, au niveau de chaque société opérationnelle. Fin 2013, cette dette projets s’élevait à 471 millions d’euros. «L’opération fait le pont entre EuroPP et ‘project bonds’», estime Alain Gallois, responsable mondial de la plate-forme dette de Natixis et de la distribution fixed income. La banque a arrangé l’EuroPP d’Albioma avec CM-CIC.
En parallèle de cet EuroPP, et comme la Compagnie des Alpes l’a fait récemment, Albioma en a profité pour refinancer son crédit revolving, de 40 millions d’euros, non tirés. «La renégociation en parallèle de la ligne de crédit revolving de la holding permet de conserver un lien avec nos banquiers corporate», indique Julien Gauthier. «La documentation bancaire et le prospectus obligataire sont le miroir l’un de l’autre, ce qui aligne les intérêts des deux catégories de prêteurs et facilite les discussions», indique le directeur financier d’Albioma. «Cet alignement a contribué à rassurer les investisseurs alors que la structure de holding d’Albioma est encore relativement rare sur le marché des placements privés et qu’il s’agissait du premier crédit unsecured significatif de la société», ajoute Jean-Philippe Nani, en charge de l’origination obligataire corporate midcap chez Natixis.
Plus d'articles du même thème
-
Aberdeen recrute une responsable des partenariats avec les consultants
Aberdeen Investments a nommé Becky Nichols responsable des partenariats avec les consultants, un poste nouvellement créé pour approfondir les relations avec les cabinets de consultants internationaux et spécialisés dans les actifs alternatifs. -
Principal AM nomme un chargé de la distribution pour l’Europe et les Etats-Unis
La société de gestion américaine Principal Asset Management a nommé JJ Wilczewski en qualité de responsable de la distribution pour l’Europe et les Etats-Unis. Il était précédemment directeur de la couverture clients dans les Amériques et responsable des relations avec les consultants au sein de DWS, où il a passé 12 ans. JJ Wilczewski a également travaillé chez Aon, Wilshire Associates et Van Kampen Investments. -
La victoire de Lula fait vaciller les marchés brésiliens
Le président brésilien sortant a battu Flavio Bolsonaro à la surprise générale avec 51,8% des suffrages. Les investisseurs avaient parié sur la victoire du fils de l’ancien président, plus pro-marché. Le real chute de 9% face au dollar et la Bourse de 14%.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
Simple, vraiment ?Le parcours semé d’embûches du droit européen des affaires
Les institutions européennes tentent de faciliter la vie des entreprises, mais la simplification est un exercice complexe -
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat