Airbus annule ses prévisions 2020 et protège son bilan
Airbus a annoncé l’abandon de ses objectifs 2020 ainsi qu’un ensemble de mesures pour renforcer son bilan afin de faire face aux conséquences de la pandémie de coronavirus sur son activité. En fin de matinée, le titre Airbus gagnait 0,14% après avoir perdu près de 9% en début de séance.
« En raison de la visibilité limitée due à l'évolution constante de la situation, les prévisions 2020 sont annulées », a annoncé Airbus dans un communiqué. Le groupe comptait notamment livrer 880 avions commerciaux cette année. « Divers scénarios opérationnels, y compris des mesures visant à réduire les besoins de trésorerie, ont été identifiés et seront activés en fonction du développement de la pandémie », a indiqué la société.
Airbus a pris plusieurs mesures pour renforcer son bilan. Le groupe a obtenu une nouvelle ligne de crédit de 15 milliards d’euros et a retiré sa proposition de dividende de 1,80 euro par action versé cette année au titre de l’exercice 2019, ce qui correspond à un montant total de 1,4 milliard d’euros. Airbus a également décidé de suspendre le financement volontaire des retraites complémentaires. Le groupe a aussi réduit ses investissements et certaines dépenses liées à des projets considérés comme non essentiels.
Grâce à ces décisions, Airbus a indiqué disposer désormais de 30 milliards d’euros de liquidités disponibles au total. L’entreprise a jugé ces liquidités « suffisantes pour faire face aux besoins de trésorerie supplémentaires liés au Covid-19 ».
Gagner du temps et de la visibilité
« Nous prenons ces mesures financières pour gagner du temps et de la visibilité », a déclaré le président du comité exécutif d’Airbus, Guillaume Faury, lors d’une conférence téléphonique.
Interrogé sur une potentielle aide des Etats européens à Airbus, Guillaume Faury a expliqué que le constructeur aéronautique européen ne demandait pas de soutien direct de la part des gouvernements. A la place, « nous plaidons pour un soutien » à l’ensemble de l'écosystème européen, « en premier lieu aux compagnies aériennes pour qu’elles puissent survivre et poursuivre leurs opérations », a déclaré le président exécutif d’Airbus.
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