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Ahold risque d’être rattrapé par la faiblesse de la consommation et la hausse des prix
Ahold risque d’être rattrapé par la faiblesse de la consommation et la hausse des prix
Malgré un bon deuxième trimestre, la direction du distributeur néerlandais se montre relativement prudente pour la suite de l’exercice
Publié le
Olivier Pinaud
La crise en Europe, qui pèse sur la consommation des ménages, l’inflation des prix alimentaires et enfin un Euro 2012 de football totalement raté pour l’équipe des Pays-Bas dont il est l’un des principaux sponsors… Ahold a passé un deuxième trimestre compliqué, même si cela ne ressort pas dans les chiffres bruts, le groupe affichant même des performances meilleures que celles de ses comparables. Le chiffre d’affaires a progressé de 3,9% à données comparables et le distributeur néerlandais a dégagé 248 millions de bénéfice net, mieux que les 235 millions attendus par le consensus d’analystes.
Mais les signaux apparus ces dernières semaines laissent craindre pour la suite de l’exercice. «Les marges aux Pays-Bas sont clairement décevantes», regrettent par exemple les analystes de Barclays selon lesquels le marché néerlandais s’est durci ces derniers mois. La marge d’exploitation des supermarchés aux Pays-Bas est retombée à 5,4% contre 6% espéré et 6,2% au premier trimestre. L’élimination prématurée des «Oranje» du championnat d’Europe de football n’a certes pas permis à Ahold de rentabiliser comme il le souhaitait sa campagne de promotion et ses investissements publicitaires. Mais le trimestre marque une dégradation de l’environnement économique dans le pays, tombé en récession au début de l’année.
Aux Etats-Unis, où le groupe néerlandais puise près de 60% de son chiffre d’affaires, les magasins ont relativement bien résisté à la concurrence à laquelle se livrent les grands distributeurs du pays. Hors essence, le chiffre d’affaires des supermarchés américains a progressé de 2,2% et leur marge d’exploitation a gagné 20 points de base à 4,3%. Mais la direction d’Ahold reconnaît qu’elle va devoir affronter de nouvelles pressions inflationnistes sur ce marché en raison de la forte hausse des prix de certains produits alimentaires. Un phénomène qui risque de peser sur les volumes de ventes dans les prochaines semaines.
La direction d’Ahold a donc logiquement confirmé hier le strict respect du plan de réduction des coûts mis en œuvre en début d’année. Le distributeur compte économiser 350 millions d’euros entre 2012 et 2014.
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Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
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