Abivax fixe son prix d’augmentation de capital en bas de fourchette
La biotech espère lever 223 millions d’euros. Elle prévoit d’avoir le financement nécessaire jusqu’au premier trimestre 2026. L’action chute de 26% à Paris vendredi
Le titre de la biotech a ouvert en forte baisse après l'annonce du prix
-
Fotolia
Dans des marchés chahutés, Abivax a fixé en bas de fourchette le prix de son introduction sur le Nasdaq. Le prix a été fixé à 11,60 dollars par American Depositary Shares (ADS), pour une fourchette annoncée mercredi soir de 11,60 à 13 dollars par ADS. Soit 10,9864 euros. Ce prix correspond à la moyenne pondérée par les volumes des cours des trois dernières séances, diminué d’une décote de 9,4%. Cette décote ne pouvait excéder 10%.
L’action Abivax, qui a clôturé jeudi à 11,78 euros, et était suspendue vendredi jusqu’à la fixation du prix, a repris sa cotation à 16h20 en baisse de plus de 17%, avant de clôturer en chute de 26,06% à 8,71 euros.
Un trimestre de moins
Le montant brut total de l’augmentation de capital est estimé à environ 236 millions de dollars, soit 223 millions d’euros. Compte-tenu de ce montant plus faible qu’anticipé, Abivax réajuste l’affectation de ces fonds : 160 millions d’euros (au lieu de 170 millions) seront consacrés au financement d’obefazimod, qui fait actuellement l’objet d’essais de phase 3 dans le traitement des adultes atteints de rectocolite hémorragique (RCH) modérée à sévère ; et 14 millions (au lieu de 15 millions) seront consacrés au financement d’obefazimod pour la maladie de Crohn.
La biotech prévoit de disposer de fonds suffisants pour financer ses opérations jusqu'à la fin du premier trimestre 2026, alors qu’elle espérait auparavant tenir jusqu’au deuxième trimestre 2026.
Après la flambée récente de son titre, alimentée par la percée vers un vaccin contre le cancer de la peau, la biotechnologie annonce son intention d’émettre 2 milliards de dollars d’obligations convertibles en actions.
Malgré l’incertitude économique, la croissance des prêts bancaires aux ménages et surtout aux entreprises a progressé en juillet en rythme annuel. Les chiffres, inférieurs aux moyennes historiques, devraient permettre une croissance modérée de l’économie européenne au second semestre.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Ce conseiller devait rapprocher le RN des milieux économiques. Le voilà accusé de trahison. Derrière cette rupture, des mois de tensions larvées autour de l’hypothèse Bardella. Ils se soldent par un premier règlement de comptes