Wendel a réduit sa dette de 2,5 milliards d’euros depuis 2009
Wendel poursuit l’amélioration de sa structure financière. Après deux émissions obligataires réalisées en septembre 2009 et octobre 2010, visant à allonger la maturité de sa dette, pour 300 millions d’euros chacune, la société d’investissement a procédé à une nouvelle opération. Alors que les deux précédentes émissions intégraient un échange d’obligations, Wendel a réalisé lundi une émission nouvelle, totalisant également 300 millions d’euros, à échéance avril 2018. L’émission, sursouscrite selon Wendel, a été placée majoritairement auprès d’investisseurs internationaux, notamment britanniques (30%), français (24%) et suisses (19%).
«Le produit net bancaire sera intégralement utilisé pour rembourser des crédits bancaires de maturités beaucoup plus courtes. Cette opération s’inscrit donc dans le cadre de la politique engagée par Wendel en 2010 d’accentuer le recours à la dette obligataire en réduisant les montants de dette obligataire», a déclaré Wendel.
BNP Paribas, Natixis et la Société Générale ont réalisé l’opération, dont le coupon s’élève à 6,75%, via une cotation à la Bourse de Paris. Le rendement à l'émission ressort à 6,875%. «Wendel répond ainsi aux appels de Mme Christine Lagarde pour que les émetteurs accroissent le volume d’obligations émises à Paris ainsi qu’à ceux de Paris Europlace», a déclaré Frédéric Lemoine, président du directoire.
A fin mars 2011, la dette obligataire de Wendel s’élevait à 2,5 milliards d’euros, répartis en quatre tranches: trois de 700 millions d’euros avec pour échéance respective novembre 2014, mai 2016 et août 2017 et une de 400 millions d’euros ayant pour échéance septembre 2015. A fin 2010, la dette brute sur Saint-Gobain atteignait 3,4 milliards d’euros, dont 729 millions d’euros sans appel de marge (protégée par des puts) de maturité décembre 2011 à mars 2012.
Au cours des dernières années, Wendel a ainsi fait évoluer son profil financier. Au 23 mars 2011, «la dette brute a été réduite de près de 2,5 milliards d’euros depuis début 2009. La consommation de trésorerie a été diminuée d’environ 20% grâce à la réduction de la dette et des frais fixes, la gestion des taux et l’accroissement des dividendes reçus», avait indiqué Frédéric Lemoine, à l’occasion des résultats 2010 de la société.
Lundi matin, avant l’annonce de l’émission, HSBC a d’ailleurs relevé sa recommandation de neutre à surpondérer sur le titre, mettant en lumière une amélioration des ratios de structure financière.
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